Bruxelles

Voilà déjà un an qu’Actiris a lancé son service conseil et recrutement adressé aux employeurs publics et privés. Avec cette nouvelle approche, l’office bruxellois de l’emploi s’engage à répondre aux besoins spécifiques en ressources humaines des sociétés avec lesquelles un partenariat est établi. Selon Actiris, les résultats obtenus en un an dépassent largement les espérances. Les offres d’emploi reçues en présélection et prérecrutement gratuits ainsi que le nombre de chercheurs d’emploi placés ont plus que doublé.

En 2013, plus de 60 conventions de collaborations ont été signées avec des entreprises, soit cinq fois plus qu’en 2011. De tels accords impliquent que toutes les offres d’emploi sont transmises à Actiris qui veille à trouver rapidement le collaborateur qui convient le mieux aux besoins de l’entreprise.

Fort de son bilan, l’office bruxellois affirme vouloir encore améliorer le programme de matching (correspondance) entre employeurs et chercheurs d’emploi en passant à un système dit de compétences vérifiées. "Les compétences et qualifications des chercheurs d’emploi sont actuellement enregistrées sur base de ce que ces derniers déclarent. Mais il est prévu de tester progressivement les compétences des chercheurs d’emploi et de présenter en priorité aux employeurs ceux dont les compétences ont été vérifiées", explique le directeur général d’Actiris.

Assurer un meilleur matching sera d’ailleurs la mission première d’Actiris selon Grégor Chapelle. Avec cette nouvelle stratégie, l’organe bruxellois s’éloigne-t-il de sa mission d’accompagnement des chercheurs d’emploi ? C’est en tout cas la critique émise par le PTB.

"D’un service public aidant les demandeurs d’emploi à trouver du travail, Actiris est devenu un service de gestion des ressources humaines pour les entreprises. Avec ce fameux programme Matching, Actiris fait elle-même le tri de ces dizaines de milliers de chercheurs d’emploi. Ce programme coûte plus de 16 millions d’euros à la collectivité alors que cette somme permettrait de créer 500 emplois", déplore le PTB bruxellois.

Du côté d’Actiris, on défend pleinement la nouvelle stratégie. "Nous allons continuer à investir dans le service aux employeurs. Pas pour leur faire plaisir mais pour obtenir un nombre plus élevé d’offres d’emploi. Le but reste de faire baisser le chômage. Il est étonnant de voir l’extrême-gauche critiquer le fait que l’État prenne ses responsabilités. Le chômage n’est pas un problème individuel mais un problème collectif, donc nous investissons dans des solutions", a conclu Grégor Chapelle.