Bruxelles Après l’épisode Pepingen-Hal, Alan Haydock vient d’être nommé entraîneur à Wolvertem, en D3 amateurs.

Alan Haydock devait être l’entraîneur du club fusionné de Pepingen-Hal. Malheureusement pour lui, cela n’a pas été le cas, l’homme étant évincé sans en être officiellement mis au courant. Une expérience délicate dans sa jeune carrière d’entraîneur qu’il essaie désormais de laisser derrière lui. Et sa nomination cette semaine comme entraîneur de Wolvertem devrait l’y aider.

Alan, tout d’abord, avez-vous digéré la fin de votre aventure à Hal ?

"Disons que ce fut une énième expérience dans ma carrière de sportif. Je croyais avoir tout connu mais là, je dois le reconnaître, j’ai été bluffé. Naïf aussi. Peut-être que mon fanatisme m’a empêché de voir ce que je devais voir. Aujourd’hui, c’est un chapitre clos mais qui m’a fait beaucoup de mal, notamment parce ce que ça a créé autour. Je ne savais pas que ça aurait un tel impact pour les amoureux du SK Hal, club qui a littéralement disparu depuis la fusion."

Vous avez pris vos distances par rapport au football après cet épisode ?

"J’ai eu des contacts avec quelques clubs en fin de saison dernière, mais prendre pour prendre, ça ne me correspondait pas. Ce n’était pas le bon moment au mois de mai, je savais donc que j’allais devoir attendre qu’un club en difficulté vienne me chercher en cette période. En attendant ce fameux coup de téléphone, j’ai été voir beaucoup de matchs, à tous les niveaux, mais jamais avec l’intention de me montrer pour remplacer un coach en difficulté."

Ce fameux coup de téléphone est finalement venu de Wolvertem.

"Ils m’ont téléphoné lundi matin, on s’est rencontré le soir même et le lendemain matin, je leur donnais mon accord. Je n’ai pas hésité parce que je le sentais."

Personnellement, on suppose que l’adrénaline des matchs vous manquait ?

"Je suis un jeune entraîneur, j’étais encore joueur il y a quelques années à peine, du coup, dès qu’une balle passe dans mes pieds, ça commence à démanger. Et je dois le reconnaître, le football me manquait beaucoup. Je vais presque dire que les mardis et jeudis soirs, je m’ennuyais. Il faut savoir que c’est la première fois depuis 20 ans que je me retrouvais sans football pendant une aussi longue période."

Comment avez-vous vécu ça ?

"Au niveau familial et social, ça a été quelque chose d’extraordinaire puisque j’étais beaucoup plus présent pour ma famille et des choses que je ne pouvais pas faire car il y avait toujours un entraînement ou un match. Mais au bout d’un moment, je m’embêtais. Ce coup de téléphone, un lundi 13, un chiffre qui me porte bonheur, a été salvateur."

"Je cours dans tous les sens"

En manque de football après quelques mois de repos forcé, Alan Haydock reprend avec plaisir le chemin des terrains. Après avoir rencontré les dirigeants lundi, il était déjà de passage dans son nouveau club durant la semaine pour faire connaissance avec son nouveau groupe. "Depuis lundi, ça n’arrête pas. Je dois retrouver le rythme. Depuis trois jours, je cours dans tous les sens mais je ne m’en plains pas."

À Wolvertem, le coach aura une mission : sauver son équipe, actuellement 14e en D3 amateurs à la VFV. "Je sais que je reprends une équipe en difficulté, ma première mission sera de la rebooster pour se sortir de cette zone délicate."

"Je n'ai plus envie de tout ça"

Après avoir connu le football de haut niveau comme joueur, Alan Haydock peut-il faire de même en tant qu’entraîneur ? “J’aime tellement mon boulot, et je connais tellement bien le monde du football professionnel, que ce n’est pas quelque chose après lequel je cours. Je ne suis pas aigri par rapport à tout ce que j’ai vécu mais je n’ai tout simplement plus besoin de ça, ni envie. Je préfère avoir le côté familial, proche des gens, que le football amateur peut m’apporter. Je n’ai plus envie de subir le stress ou la pression venue de l’extérieur. J’ai assez donné pour ça. Aujourd’hui, mes ambitions, je veux les vivre avec mon équipe, plus sur un plan personnel.”

"J'adore mon métier"

Après avoir connu le football de haut niveau comme joueur, Alan Haydock peut-il faire de même en tant qu’entraîneur ? “J’aime tellement mon boulot, et je connais tellement bien le monde du football professionnel, que ce n’est pas quelque chose après lequel je cours. Je ne suis pas aigri par rapport à tout ce que j’ai vécu mais je n’ai tout simplement plus besoin de ça, ni envie. Je préfère avoir le côté familial, proche des gens, que le football amateur peut m’apporter. Je n’ai plus envie de subir le stress ou la pression venue de l’extérieur. J’ai assez donné pour ça. Aujourd’hui, mes ambitions, je veux les vivre avec mon équipe, plus sur un plan personnel.”