Bruxelles

"C’est dommage qu’une institution publique doive en punir une autre", regrette Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), échevin de l’Urbanisme.

On vous en parlait déjà il y a plus d’un an : il existe à Anderlecht, dans le quartier Scheut, deux terrains laissés à l’abandon depuis de nombreuses années. L’un est situé au coin de la rue Birmingham et de l’avenue de Scheut, l’autre au centre des rues Léopold De Swaef, Van Soust, Général Ruquoy et Denis Verdonck. Tous les deux appartiennent à la Fédération Wallonie-Bruxelles qui n’a pas eu l’air de s’en soucier outre mesure. Jusqu’à aujourd’hui du moins, puisqu’un grand avant-projet a vu le jour en ce qui concerne le second terrain, situé près de l’athénée royal Gatti de Gamond.

On y parle de la construction d’un DOA (Degré d’orientation autonome) de 600 élèves dépendant de l’athénée royal Leonardo da Vinci, d’un internat, de locaux et de terrains sportifs qui seront gérés par le centre Adeps. Ces nouvelles installations devraient comprendre une salle omnisports correspondant à trois terrains de basket et deux terrains de volley, une salle polyvalente pour la pratique de la danse ou du yoga ou encore une surface polyvalente en gazon naturel pour le rugby ou le football. Comptez 9.600.000 € pour le DOA et plus de 15.000.000 € pour les infrastructures sportives. Oui, sauf que la demande d’urbanisme est seulement en cours et devrait être déposée dans le courant du mois de juillet et qu’on n’a pas encore de date pour le début des travaux. Mais d’ici là ?

"Ces terrains sont dans un état scandaleux depuis de nombreuses années. Malgré nos courriers et nos contacts avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, il n’y a rien qui a bougé. C’est une négligence grave. Il y a maintenant une promesse d’évolution mais à l’heure actuelle, on en est toujours au stade des bonnes intentions. Il n’y a rien de concret", s’insurge Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), échevin de l’Urbanisme. Du coup, la Fédération Wallonie-Bruxelles promet d’aménager un terrain de football à la place de la piste d’athlétisme pour l’athénée royal Leonardo Da Vinci et démolir l’ancien club house. Ici non plus pas de délai, mais la volonté d’avancer.

C’est concernant l’autre terrain, celui avec les toits de la fonderie qui tombent en ruine, que les choses se gâtent. "Il a fallu passer par la case sanctions", annonce l’échevin. En effet, une taxe de 60.075 € a été infligée à la Fédération Wallonie-Bruxelles par la commune ! Une première. "C’est dommage qu’une institution publique doive en punir une autre" Il faut que les pouvoirs publics montrent l’exemple. On se bat contre les biens laissés à l’abandon, peu importe le propriétaire." Malgré nos tentatives, nous n’avons pu avoir aucune réponse de la Fédération Wallonie-Bruxelles.