Bruxelles Près d’une centaine de personnes se sont battues samedi, Porte d’Anderlecht. La situation est redevenue calme.

Au surlendemain de l’énorme bagarre survenue à hauteur de la Porte d’Anderlecht, les services de police en savent peu sur les raisons qui ont poussé à cet impressionnant moment de violence collectif. "Le mobile est très peu clair, on essayera d’en savoir plus ce lundi avec l’appui des services de médiation et prévention", indiquait-on, hier en fin de journée, à la zone de police Bruxelles-Midi.

La bagarre à coups de poing et de panneaux de signalisation a duré plusieurs minutes, à Anderlecht. Le bilan définitif est de deux personnes légèrement blessées et de quatre arrestations administratives. Aucune poursuite pénale n’a encore été lancée. En effet, la plupart des protagonistes ont pris la fuite à l’arrivée de la police. Dans la nuit de samedi à dimanche, des patrouilles de la zone Midi, secondées par des éléments de la police fédérale, ont sécurisé le secteur. "La situation est revenue à la normale", poursuit une porte-parole de la zone de police.

Selon le parquet de Bruxelles, informé des faits dès samedi, la rixe a opposé des jeunes du quartier de Cureghem, à Anderlecht, et des réfugiés syriens installés dans un parc, non loin du lieu des faits. Depuis quelque temps, des tensions étaient connues entre les groupes mais les raisons de celles-ci sont peu claires. Une vidéo de la rixe a circulé sur le web, montrant la violence de l’affrontement. Au vu des images, le bilan semble miraculeusement léger.