Bruxelles Plus de trente commerces ont été fermés par le bourgmestre d’Anderlecht depuis le début de la législature pour trafic de drogue.

Depuis le début de la législature, la commune d’Anderlecht met un point d’honneur à lutter contre le trafic de stupéfiants sur le territoire communal. "Les statistiques liées au commerce de drogue ont augmenté dans la commune, mais c’est le résultat d’une volonté politique de lutter de manière plus intense et mieux organisée contre cette problématique, que ce soit sur la voie publique ou dans les commerces" , explique fièrement Eric Tomas (PS), bourgmestre d’Anderlecht.

Ainsi, ce sont quelque trente-deux commerces qui ont été fermés sur décision du bourgmestre depuis 2012, dans la majeure partie des cas pour du trafic de cannabis. Parmi ceux-ci, vingt-cinq ont été fermés pour une période de six mois - la durée maximale autorisée - et sept ont été fermés pour trois mois. Parmi les types de commerces, plus de la moitié (dix-huit) sont des cafés, cinq sont des snacks, trois sont des épiceries et le reste sont des librairies.

"Deux cafés ont été fermés une première fois et ont fait l’objet d’un nouvel arrêté de fermeture deux ans après, mais c’est parce que d’autres propriétaires ont repris l’établissement et ont continué le deal", explique Eric Tomas. "Bien souvent, ce sont les riverains qui informent nos services de police de comportements suspects à l’intérieur d’établissements ou alors c’est la police qui organise des planques et qui parvient par ce biais à débusquer les trafiquants. Dans la pratique, j’auditionne d’abord le gérant du commerce avant de prendre la décision."

Les endroits les plus problématiques se trouvent dans le quartier de Cureghem où treize établissements ont été mis sous scellés. Douze l’ont été dans le centre historique de la commune, quatre dans le quartier Scheut et trois dans celui de La Roue. "C’est le parquet qui est ensuite chargé de poursuivre les contrevenants, mais une chose est sûre, nous allons poursuivre nos actions de répression qui portent leurs fruits ", conclut Eric Tomas.

Pour rappel, selon un récent rapport de la zone de police Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles), les faits criminels ont diminué entre 2012 et 2016 à Anderlecht. Cette diminution se situe principalement au niveau des infractions contre la propriété et des infractions contre la personne.