Bruxelles Sept policiers ont été détachés pour retranscrire les écoutes téléphoniques. Défi s’interroge sur l’utilité de cette tâche.

Suite aux nombreux faits de délinquance survenus en avril dernier dans la cité du Peterbos, à Anderlecht, une réorganisation a été menée en interne au sein de la zone de police Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles) afin d’enrayer le phénomène. Cette réorganisation a consisté au détachement de plusieurs membres du personnel de la zone de police vers le service d’Enquête et de Recherche (SER).

"Sept membres du personnel auraient été envoyés au service d’Enquête et de Recherche de la zone de police Midi pour y travailler jusqu’à fin décembre 2018 sur la problématique du quartier anderlechtois du Peterbos. Il s’agit de trois inspecteurs de police détachés du service d’intervention, trois inspecteurs de police détachés du koban anderlechtois Virtus et un inspecteur de police détaché du koban forestois Silva", explique Alain Kestemont, conseiller de police et tête de liste Défi aux prochaines élections.

Mais selon ses informations, ces sept membres du personnel ne se retrouvent pas affectés au SER de la zone Midi, mais ils sont utilisés pour retranscrire les écoutes téléphoniques. "Je me permets de douter de l’efficacité du renfort décidé dans la problématique concernée. Comment explique-t-on que ces membres du personnel limitent leurs activités à la retranscription d’écoutes téléphoniques et en quoi cette activité est-elle de nature à améliorer la situation au Peterbos ?", s’interroge Alain Kestemont, qui a interpellé le conseil de police.

Par ailleurs, Alain Kestemont pointe du doigt un autre problème de ce "détachement bizarre", en affirmant que la solidarité entre les trois communes qui composent la zone n’est pas respectée. "Le koban anderlechtois Virtus a fourni 3 inspecteurs de police et le koban Silva à Forest un seul. Le koban saint-gillois Uneus n’en a lui fourni aucun alors qu’il n’est pas en manque d’effectif. C’est le service d’intervention qui a fourni trois inspecteurs de police alors qu’il est, lui, cruellement en manque d’effectifs. Ce n’est pas compréhensible", conclut Alain Kestemont.