Bruxelles

Le Koban sera composé de 25 personnes, 1 commissaire de police et 3 inspecteurs principaux.

Depuis un an, la Cureghem Police Operations (CPO) mène des actions dans le quartier de Cureghem et est depuis ce mercredi officiellement constituée en Koban (terme japonais désignant une petite structure policière de quartier). Le quartier de Cureghem est un quartier qui a ses spécificités propres. Lieu d'accueil de primo-arrivants depuis toujours, il nécessite une approche ciblée en matière de gestion des flux de migrations, de mobilité et de vivre-ensemble... Très dense, le quartier compte pas moins de 26.221 habitants, 125 nationalités et 100.000 clients chaque semaine qui se rendent au marché des Abattoirs.

"Composée actuellement de 2 inspecteurs principaux et 13 inspecteurs, l'équipe CPO a déjà engrangé de bons résultats sur le terrain en matière de lutte contre l'insécurité", explique la commune d'Anderlecht. Les infractions contre la propriété ont ainsi baissé de 24% dans ce périmètre depuis la mise en place de cette équipe dédiée à Cureghem (entre août 2015 et avril 2018), tandis que les infractions pour faits de drogues ont augmenté de 20% en raison de la proactivité des services. Les faits de criminalité avec violence ont quant à eux baissé de 46% durant cette période. Il s'agit principalement des vols avec violence et des vols dans les véhicules avec violence.

Le Koban CPO sera composé à terme de 25 personnes équivalent temps plein, 1 commissaire de police, 3 inspecteurs principaux. "Les bons résultats engrangés depuis 3 ans par Virtus et ceux développés par le CPO à Cureghem nous confirment avec la Zone Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles, NdlR) dans notre vision de développement d'une police de proximité adaptée à chaque quartier, chaque spécificité", explique Eric Tomas (PS), bourgmestre d'Anderlecht.

Par ailleurs, l'officialisation de cette Koban est l'occasion pour la commune de souligner "les bons résultats au niveau de Virtus", le Koban actif dans le centre d'Anderlecht, aux alentours de la place de la Vaillance.

Créé en 2015, le projet Virtus enregistre des résultats visibles en matière de lutte contre la délinquance urbaine, les nuisances et le trafic de drogues. Ce projet a été initié en 2014 et lancé sur le terrain en mai 2015. Il a été conçu en collaboration avec les services de police de la Zone Bruxelles Midi. Une enveloppe de 400.000 euros, répartie entre la zone Midi et l'administration communale, est dédiée au projet. La finalité est d'améliorer le cadre de vie dans le centre de la commune. La propreté et la sécurisation des espaces sont donc les axes privilégiés de travail.

Depuis la création de Virtus, la commune affirme que les infractions contre la propriété (vols, cambriolages) ont chuté de 26 %, les infractions contre les personnes (arrachages de chaînes, agressions,..) ont chuté de 25%, les infractions liées à la drogue ont quant à elles augmenté de 54%.

En ce qui concerne la lutte contre le trafic de drogue, cette augmentation des chiffres est une chose positive, qui montre la proactivité des services dans ce domaine ! Une attention particulière est en effet attachée à cette problématique, vecteur d'insécurité dans les quartiers. Les cafés et bars participant à ce trafic sont également visés. En 2017, pas moins de 5 cafés ont été fermés par arrêté du bourgmestre et 3 déjà en 2018.

Par ailleurs, le travail mené par les équipes de Virtus a permis le démantèlement d'une bande urbaine active sur le centre et aujourd'hui sous les verrous.

"Le bilan de Virtus est positif ! Outre le démantèlement de la bande urbaine 'Vaillance', Virtus a permis de lutter efficacement contre la petite criminalité - comme les arrachages de sacs qui ont aujourd'hui pris fin. Un important travail de proximité est également mené avec les habitants et différents publics comme les populations Rom, en coordination avec les services communaux", souligne le bourgmestre Eric Tomas. "Nous tenons aussi à mettre en avant le travail des équipes Virtus dans la sécurisation des abords des écoles et les actions de sensibilisation et de répression en matière de propreté."