Bruxelles L’artiste est retournée dans sa Laeken natale à l’occasion de l’inauguration d’un parc à son nom et d’une fresque à son effigie. 

Des centaines de personnes étaient présentes ce dimanche après-midi dans le petit parc près du parvis de l’église Notre-Dame, à Laeken. Des Bruxellois de tous les âges s’étaient rassemblés pour venir voir leur idole, Annie Cordy, présente en Belgique à l’occasion de ses 90 ans. Pour marquer le coup, la Ville de Bruxelles a décidé de baptiser un parc à son nom et d’y faire peindre une fresque à son effigie par l’artiste bruxellois Pierre Coubeau (FSTN).

Et c’est dans une forme olympique que la grande dame nous a fait l’honneur de se présenter. Le sourire sincère, l’oeil pétillant et toujours le commentaire bien placé. Accompagnée d’une fanfare qui entonnait quelques-uns de ses tubes, elle a traversé la foule qui se serrait toujours un peu plus autour d’elle pour la voir, la prendre en photo ou lui tendre un papier et un bic dans l’espoir de recevoir un précieux autographe. “Annie Cordy est une grande dame qui a toujours eu son cœur à Laeken et qui a fait rayonner Bruxelles”, a commenté Karine Lalieux (PS), échevine de la Culture.

Du haut de son mètre soixante, elle a pris la peine de saluer les personnes qui se trouvaient à sa portée. Car bien entourée des policiers et des représentants de la Ville, ce n’était pas toujours facile pour les fans de venir voir leur idole. Au désespoir de plus d’un Bruxellois présents ce dimanche. “On ne voit rien, on ne peut pas approcher, il y a trop de monde. J’aimerais tant la voir mais j’ai du mal à me déplacer donc avec toutes cette foule, c’est compliqué”, déplore Anita.

Et c’est vrai qu’on ne peut pas ignorer le fait que ce soit la Ville de Bruxelles qui organise l’événement, tant les échevins, le bourgmestre et certains proches n’ont pas lâché les flancs d’Annie Cordy tout au long de sa sortie. Il était très difficile pour les fans ne serait-ce que de voir l’artiste bruxelloise. S’il est sans doute devenu impossible pour une dame de cet âge de supporter des bains de foule ou des séances de dédicaces, il aurait été souhaitable que les élus fassent au moins un effort pour libérer la vue, histoire que tous les Bruxellois venus fêter en nombre leur idole, puisse profiter de sa présence joviale.

Une plaque au nom d’Annie Cordy ainsi qu’une grande fresque à son effigie ont été dévoilées au public ce dimanche. Et c’est non sans émotion que la Laekenoise a évoqué son enfance et son père. “Je suis née à Laeken, avenue de la Reine, j’ai eu des parents merveilleux, mon papa était menuisier”, a raconté Annie Cordy avant que l’émotion ne la prenne.

La journée a terminé sous des applaudissements et les nombreux “merci Annie”, lancés par les spectateurs à leur Laekenoise favorite.