Bruxelles Un rapport fait savoir que le chalet ne répond plus aux normes de sécurité.

Située dans un écrin de verdure au milieu des habitations dans le sud d’Auderghem, l’école maternelle Collin, qui fait partie du centre scolaire du Blankedelle, va définitivement disparaître dès la fin de cette année scolaire. Un choc pour certains parents qui déplorent avoir été prévenus trop tardivement et qui estiment que leurs enfants ont été "pris en otage".

L’école est en réalité une annexe de l’école du Blankedelle, composée de seulement deux classes de maternelle. Elle a pris ses quartiers dans ce pavillon en bois construit il y a plus de soixante ans. L’ancienne cahute qu’occupait alors l’entrepreneur qui construisait le quartier à l’époque.

"Cette école est composée de deux classes, ce qui permet une pédagogie plus souple et à l’écoute des enfants. Tous les parents s’accordent à dire que l’équipe éducative est fantastique", explique le papa d’une fillette de quatre ans. Il ne comprend pas que cette décision ait été prise de manière si abrupte et sans concertation avec les citoyens.

Pourtant, la décision de la commune se base sur le rapport d’une société d’expertise qui indiquait que le chalet ne répondait plus aux normes de sécurité actuelles.

Les défauts principaux ? Pas de réfectoire ou de salle séparée pour les professeurs, un chauffage fonctionnant avec un ancien convecteur au gaz dont le compteur se trouve presque en contact direct avec les enfants, les portes des issues de secours qui ne s’ouvrent pas dans le bon sens, des jeux et des papiers qui ne sont pas rangés dans des containers séparés et qui représentent un risque important si un incendie devait se déclarer, pas d’accès réglementaire pour les pompiers, le tout dans un chalet en bois. Bref, la commune a décidé de ne pas prendre le risque de remettre des enfants dans ce bâtiment à la rentrée prochaine.

Les élèves devront donc rejoindre le bâtiment principal, situé à quelques rues de là, où des classes libres les attendent. "De toute façon, certains d’entre eux passent en primaire et seraient venus à l’école du Blankedelle dès septembre", souligne l’échevin de l’Enseignement Christian Coppens (Défi). Les enseignantes sont aussi assurées de ne pas perdre leur emploi.

Malgré plusieurs demandes, les parents se sont vu refuser l’accès à l’audit ou à une contre-expertise. "Nous avons aussi proposé de financer une partie des travaux urgents", raconte le papa. Mais la commune reste sur sa position. "On pense à fermer cette partie de l’école depuis plus de dix ans. Maintenant qu’un rapport met noir sur blanc les dangers qui existent, nous ne voulons pas prendre le risque de laisser des enfants dans le bâtiment en l’état", explique l’échevin.

À terme, la commune voudrait abattre le chalet et reconstruire un bâtiment qui pourrait accueillir tous les élèves de l’école, voire d’autres écoles, afin d’en faire une classe de la nature avec un projet pédagogique qui permettrait notamment d’inculquer l’écologie aux enfants.