Bruxelles Les animaux n’étaient pas tenus en laisse sur la plaine de jeux. Une plainte a été déposée par la propriétaire du yorkshire.

Martine, nom d’emprunt, n’est pas près d’oublier son après-midi du mercredi 30 août. Il est peu avant 15 h lorsque cette Bruxelloise promène son chien au niveau de la plaine de jeux de l’avenue de la Houlette, dans la commune d’Auderghem. Tout à coup, trois american staff foncent sur son chien et le mordent violemment.

Les faits sont interpellants. Les trois chiens n’étaient pas tenus en laisse par leur propriétaire et ont attaqué le petit Yorkshire de Martine, laissé pour mort après les faits. Suite à cette agression, la propriétaire du yorkshire a porté plainte auprès de la zone de police Marlow (Uccle, Auderghem, Watermael-Boitsfort).

"Le yorkshire a été sévèrement blessé suite à des morsures diverses, tandis que la dame a fait une chute occasionnée par les trois chiens. Elle n’a, elle, pas été mordue", explique Laurent Masset, porte-parole de la zone de police Marlow.

Martine soufre de contusions diverses. "Restée au sol, ce sont les témoins qui m’ont porté assistance jusqu’à l’arrivée de la police. Ma chienne était dans un piteux état et c’est un miracle qu’elle soit sauvée : pneumothorax, trois côtes cassées, larges ecchymoses et coups de dents divers, a commenté Martine, toujours en état de choc, sur les réseaux sociaux. D’abord hospitalisée, elle fait l’objet d’un suivi régulier chez la vétérinaire pour les soins. Plainte a été déposée pour abstention coupable car le propriétaire des trois chiens se sauvait et a été rattrapé par les témoins. Il a été auditionné par la police."

Une information confirmée par la zone de police. "Le propriétaire a effectivement été identifié. La qualification des faits dépendra de la suite du dossier actuellement en cours", ajoute Laurent Masset. Contacté, Christophe Magdalijns (Défi), bourgmestre faisant fonction d’Auderghem, déplore cette agression. "Le maître est âgé d’une vingtaine d’années. Ses trois chiens seront pris en charge par la brigade canine de la zone de police qui va analyser la proportion dans laquelle ils peuvent poser problème. Elle va analyser la relation entre les chiens et l’homme, voir s’ils sont bien dressés, etc. Je pourrai ensuite prendre un arrêté, comme prévu par le règlement de police, afin de contraindre les chiens à suivre des cours ou à porter une muselière", explique l’édile.

En outre, il nous revient que les chiens doivent obligatoirement être tenus en laisse sur cette plaine de jeux, ce qui n’était, dans le cas présent, pas le cas. "Il y a des enfants et les chiens auraient donc logiquement dû être tenus en laisse. Nous attendons les résultats de l’enquête avant de prendre d’éventuelles sanctions", conclut Christophe Magdalijns.