Bruxelles

Son "attitude autoritaire, irrespectueuse et méprisante" en ferait, selon les peu nuancés adeptes de la facebookienne page 1210 SJTN, "l’échevin le plus incompétent de St-Josse" . Qui donc ? Le patron politique de la Jeunesse, de la Famille aussi, Mohamed Azzouzi (PS), frappé d’une seconde plainte (pour harcèlement moral) à son encontre.

Aux alentours du 20 octobre, une animatrice du Caveau, la maison de jeunes du 1 a, rue du Chalet, s’est en effet tournée vers Arista, le service externe de protection du travail. Qu’y a-t-elle conté ? Rien de moins qu’une vive altercation entre jeunes gens et l’élu. Une altercation qui vit, en substance, celui-ci traiter délicatement les premiers de "connards"...

Les faits remontent au 19 octobre, date de la "ludique", c’est l’affiche qui l’affirme, Place aux enfants. "Il était 12 h 30, dans la salle de l’école Joseph Delclef. Nous donnions un coup de main dans le cadre de cette journée festive", raconte, en ligne, l’un des cinq 18-20 ans, victime de la hargne scabinale. "L’échevin a fait irruption, nous a hurlé dessus Que faites-vous ici ? et a ordonné aux stewards de faire sortir cette bande de connards", poursuit le jeune homme.

La suite ? Pour un rien, elle ferait froid dans le dos. L’animatrice responsable du Caveau aurait "évité le pire" en parvenant à calmer les intervenants. Sans quoi, le quintet s’en serait peut-être pris physiquement au politicien, très diversement apprécié et apôtre de l’intimidation. Une heure après ces échanges, l’édile aurait, en prime, "empoigné" un autre ado, tout en invitant les perturbateurs à en découdre, "dans le coin, là-bas".

On se souviendra qu’au mitan de l’an (DH du 18 juin 2013), un autre cadre de l’administration s’était plaint des emportements de Mohamed Azzouzi. "Il avait voulu forcer l’engagement, au service Jeunesse, d’une personne n’ayant pas de certificat de bonne vie et mœurs vierge", se remémore-t-on, avenue de l’Astronomie.

Cette première plainte ne connaît toujours pas son épilogue. Il n’est guère compliqué de piger que si la seconde alourdit le passif de l’échevin député, elle ne sera pas, pour autant, traitée avant un moment.

Comment le mandataire PS commente-t-il ces attaques ? En juin, il avait juré "tomber des nues". La plainte du 20 octobre ? Elle l’a aussi surpris. "Jamais je ne les ai traités de connards ! Il y eut simplement une intrusion de jeunes ne devant pas y être. Il y a un vrai problème de respect. C’est un jeune qui voulut m’agresser. je souhaite aller de l’avant. Cela peut en gêner certains."