Bruxelles Le premier échevin aurait menacé et insulté un candidat SPA, le 25 mai. Le juge de paix a pris acte

Qui en serait encore surpris, dans le sérail tennoodois ? Ces jours-ci, Hicham Marso, ex-candidat Bleus de St-Josse aux communales, ex-candidat SPA aux régionales du 25 mai, s’est plaint, disons, de la nervosité de Mohamed Azzouzi (PS), l’échevin de la Jeunesse.

Les faits ? Campant, en ce fameux dimanche de scrutin, devant les Tournesols, l’école du 19/21, rue Saint-François où, "entre 12 h et 14 h", il allait voter, le socialiste flamand s’est fait harponner par le premier échevin. Qui aurait balancé un bien senti "T’as rien à foutre là !", avant un tête-à-tête plutôt physique. "Il a rapproché son front du mien", prétend Hicham Marso. "Puis, il m’a dit qu’il me briserait et a parlé de mon parti de PD..."

L’affaire fit-elle grand bruit ? Pas sûr même si de bonnes âmes séparèrent le député régional sortant... et réélu (4.385 voix) et sa victime. Pourtant, des témoins apportèrent de l’eau au moulin de Hicham Marso, lequel, bien que n’ayant pas porté plainte, n’en fit pas moins venir le juge de paix.

Parce qu’outre la dureté de l’échange, dont on aura compris qu’il ne l’a pas digéré, Hicham Marso s’est indigné de ce que Mohamed Azzouzi prolongeait sa campagne aux abords des urnes : "On a retrouvé des tracts par terre et il avait deux personnes en haut et en bas de la rue Saint-François. Quant à sa sœur, concierge de l’école, elle n’avait rien à y faire..."

Le mandataire s’est abstenu de réagir.