Bruxelles Anderlecht, Etterbeek et Ixelles sont pour l'instant les seules à avoir adhéré au service.

Le système Be-alert n’a pas encore conquis les communes de la Région bruxelloise. Il permet pourtant aux autorités d’informer par SMS la population quand une catastrophe se produit.

Seules les communes d’Anderlecht, Etterbeek et Ixelles ont adhéré à ce service lancé par le gouvernement fédéral en juin dernier. "On a décidé de rejoindre ce programme directement. Il y avait une volonté politique d’ajouter ce service. Il complète bien ce que nous avions déjà", explique Sébastien De Pauw, responsable de l’information à la commune d’Ixelles.

Les attentats du 22 mars ont pesé dans la balance pour acquérir ce nouveau système. "Les événements de l’époque restent dans la mémoire. Dans ces cas-là, il faut communiquer au mieux et au plus vite les bons conseils à la population", complète Sébastien De Pauw.

Un souci d’efficacité qui revient toujours dans les propos des communes déjà adhérentes. "On a suivi le mouvement dès le début. On trouve que c’est un outil précieux. Ce n’est absolument pas un gadget", développe Florence Colard, attachée de presse de la commune d’Anderlecht.

La participation régionale reste relative malgré les arguments avancés. Bruxelles Prévention&Sécurité estime de son côté que c’est tout à fait normal car le service est assez neuf. "Ce nouvel outil a reçu un accueil favorable parmi les communes bruxelloises et certaines d’entre elles ont déjà obtenu un accord du conseil communal. De même, quelques communes ont fait une demande auprès du Team BE-ALert du centre de crise fédéral afin de pouvoir présenter le produit en interne", détaille Valérie Andoulsi, chargée de communication de Bruxelles Prévention&Sécurité.

Cinq communes réfléchissent d’ailleurs actuellement à s’abonner au service. C’est le cas notamment à Uccle où l’on se demande si le service est une plus-value suffisante. "On étudie vraiment ce service en profondeur. Il faut veiller à ce que cette dépense soit utile aux citoyens", raconte l’échevin des Nouvelles technologies d’Uccle, Jonathan Biermann (MR).

L’adhésion est parfois une question de temps dans certaines communes comme, par exemple, à Schaerbeek. "On est en cours d’inscription. C’est passé au dernier conseil communal. Il faut parfois un peu de temps avant que tout cela puisse se mettre correctement en place", explique Isabelle Vanhay, collaboratrice du bourgmestre de Schaebeek.

Des administrations communales ont, dans le même temps, développé des services semblables. Mais ces systèmes d’alerte ou de rappel concernent généralement leur propre personnel. "Nous avons développé une application pour la commune. Ça nous permet déjà de communiquer rapidement", développe Jonathan Biermann.

Aucun test du service n’a été sollicité prochainement par les communes déjà abonnées à Be-alert.


Le Siamu tenté par Be-alert

Le système Be-alert n’est pas uniquement destiné à l’ensemble des communes du pays. D’autres institutions peuvent aussi adhérer au service fédéral. Une concertation est d’ailleurs en cours entre la Haute fonctionnaire bruxelloise, Viviane Scholliers Ndaya, et le Siamu en vue de déterminer la meilleure façon d’utiliser l’outil pour le rendre le plus efficace possible lors des interventions. Les bourgmestres seront, dans ce cadre, prochainement invités à se joindre à la concertation. "Le Centre de crise est informé de cette concertation. La situation très spécifique de Bruxelles-Capitale, des 19 communes et de l’unique zone de secours Siamu, nécessite qu’une solution satisfaisante pour tous soit trouvée, mais avant tout pour la population qui vit ou transite à Bruxelles", explique Benoît Ramacker, porte-parole du Centre de crise national.