Bruxelles

La société lancée il y a 15 ans est maintenant présente dans toutes les communes de la capitale.

Lancée il y a 15 ans à Bruxelles avec 16 automobiles, le service de voitures partagées Cambio compte désormais 470 véhicules, et vise les 500 d'ici la fin de l'année, a annoncé jeudi son directeur Frédéric Van Malleghem. Présente dans les 19 communes de la capitale, la société se targue d'avoir fidélisé 13.700 clients pour 24.000 réservations mensuelles. Si le projet a pu être accueilli avec scepticisme il y a une quinzaine d'années, il a très rapidement reçu le soutien tant de la Région, que des sociétés de transport en commun que sont la Stib et la SNCB.

"J'ai immédiatement cru en Cambio", souligne Pascal Smet, ministre de la Mobilité en Région capitale qui a partagé l'enthousiasme de son prédécesseur Robert Delathouwer. "Dans 10-15 ans, il n'y aura plus de voitures privées en milieu urbain", affirme-t-il. "Cambio est la premier à avoir compris que l'avenir c'est la voiture partagée." Si les offres de freefloating (qui permettent depuis 2016 de garer ce type de voitures partagées où l'on veut et non dans une station comme c'est le cas pour Cambio) sont venues s'ajouter au système proposé par la société qui fête ses 15 ans, "Cambio reste la colonne vertébrale du carsharing", estime le ministre. Les différentes offres "sont complémentaires", souligne M. Van Malleghem.

Selon des enquêtes de marché, les systèmes de freefloating sont plus utilisés pour les trajets courts intra-urbains, tandis que Cambio séduit particulièrement les entreprises d'une part, et les particuliers pour de longs trajets hors villes, de l'autre.

En effet, selon une étude des habitudes de ses abonnés, les utilisateurs Cambio font usage des voitures de la société pour des trajets de plus de 25 km dans près de 90% des cas. En moyenne, un trajet dure sept heures pour 40 km.

La société compte aujourd'hui 164 stations dans la Région bruxelloise, et trois autres sont à l'étude pour le nord-ouest de la capitale.