Bruxelles

Didier Gosuin, ministre bruxellois de l'Economie, dénonce la possibilité d'un quatrième opérateur mobile sur le marché comme une mesure "consumériste". 

Il craint l'impact sur la norme d'émission et par conséquent sur la santé des Bruxellois. Un comité de concertation réunissant le fédéral et les entités fédérées se penchera mercredi sur l'arrivée d'un quatrième opérateur mobile. Selon M. Gosuin, la mesure aura un impact environnemental certain. "Il est évident que l'arrivée d'un quatrième opérateur va rendre très difficile le maintien de la norme (d'émission des antennes, NDLR). Il va manger la marge disponible, faire en sorte qu'on atteindra plus vite ce seuil de 14,5 v/m et fragilisera la position d'avant-garde de la Région bruxelloise en matière de norme GSM", explique le ministre bruxellois, qui note que le nombre d'antennes va aussi augmenter. M. Gosuin demande au gouvernement fédéral de ne pas prendre de décisions dans ce dossier "sans avoir mené une étude d'impact socio-économique qui valide ou invalide ce que disent les opérateurs et une étude d'impact environnemental".

En outre, il s'interroge sur la nécessité de consommer toujours plus tout le temps grâce à des abonnements moins chers. "Le gouvernement fédéral serait beaucoup plus inspiré de contraindre les opérateurs à consacrer une partie de leurs budgets à des politiques d'éducation et de sensibilisation à un usage raisonné des nouveaux moyens de communication ou à interdire des formes de communication qui poussent à la consommation comme cela se fait dans d'autres secteurs (alcool, etc.)", recommande M. Gosuin qui estime "qu'on dépasse le bon sens" en la matière.

"Si on ne fait rien, je vous garantis que dans dix ans, on aura un débat de société sur la manière de maîtriser l'usage de ces engins. Alors anticipons !", enjoint-il.