Bruxelles À la suite de la proposition de résolution déposée par Ecolo et Groen, un groupe de travail sera prochainement mis en place.

Alors qu’au cours des dernières décennies le dimanche sans voiture est devenu une tradition pour les Bruxellois, cet événement pourrait bientôt se tenir, non plus une, mais deux fois dans l’année. Une proposition en ce sens, déposée par les députés bruxellois Ecolo et Groen Annemie Maes, Arnaud Pinxteren, Bruno De Lille, Céline Delforge et Arnaud Verstraete, a été débattue ce lundi en commission infrastructure du Parlement bruxellois.

Bien que siégeant dans l’opposition, les députés ont réussi à convenir d’un accord avec la majorité pour la mise en place d’un groupe de travail conjoint. Les dix-neuf communes bruxelloises seront elles aussi consultées. "C’est plutôt une bonne chose, car c’est un signal positif envoyé par les partis qui semblent prêts à réfléchir à une deuxième journée sans voiture, mais cette fois-ci en semaine", commente Arnaud Pinxteren.

En effet, la proposition de résolution propose d’organiser une journée sans voiture le jour du European Car Free Day, à savoir le vendredi 22 septembre. Objectif : encourager les citoyens à modifier leurs habitudes en matière de déplacement. Un questionnement qui semble s’être perdu au fil des dimanches sans voiture, devenu avant tout une grande fête populaire selon les verts.

"À côté de la fête familiale et citoyenne très attendue qu’est le dimanche sans voiture, qui pourrait alors être organisé au printemps, il paraît essentiel de promouvoir des solutions à la voiture dans des conditions qui soient les plus réelles possibles au travers d’un tel dispositif", détaillent les députés.

Pour les personnes qui ne disposent pas de solutions de mobilité, les verts prévoient des exceptions, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les travailleurs itinérants, comme c’est déjà le cas lors du dimanche sans voiture. "L’idée ce n’est pas de créer le chaos et d’enquiquiner les gens. Une série de dérogations seront prévues et les périmètres sans voiture pourraient être limités aux zones les mieux desservies par les transports en commun, par exemple", ajoute Arnaud Pinxteren.

Aucune date n’a encore été fixée pour la mise en place du groupe de travail, mais Ecolo espère que celui-ci verra le jour dans un "délai raisonnable".