Bruxelles Le Zebra a trouvé une alternative plutôt originale aux pailles en plastique.

Ne vous étonnez pas si en vous promenant dans le centre de Bruxelles, vous tombez sur des clients en train de boire leur mojito ou leur jus de fruit grâce à une pâte. C’est le nouveau concept qu’a trouvé Hubert, le patron du Zebra, situé sur la place Saint-Géry, pour tenter de supprimer les pailles en plastique de ses boissons.

Afin d’éradiquer le plastique de ses verres, l’Horeca a plusieurs possibilités : les pailles en carton, en métal ou en verre. Mais aucune de ces alternatives n’a séduit le gérant. "Les pailles réutilisables sont difficilement lavables, elles doivent systématiquement passer à la machine et elles sont chères. En plus, les pailles en verre sont fragiles et peuvent vite casser et être dangereuses. Les pailles en métal sont plus solides mais on ne sait pas voir à travers s’il y a un bout de menthe ou de citron qui est resté coincé et je ne voudrais pas intoxiquer mes clients. Et puis les pailles en carton ramollissent vite, du côté du verre comme du côté de la bouche et ce n’est pas agréable", raconte Hubert.

Il y a une semaine, il s’est donc mis en tête de remplacer ses pailles par des pâtes. "J’ai eu l’idée en voyant des macaronis, il suffisait d’en avoir des plus long et c’était parfait pour remplacer les pailles", souligne-t-il. Après plusieurs recherches, c’est finalement chez le petit vendeur du coin qu’il a trouvé son bonheur : des pâtes alimentaires en semoule de blé dur. "En plus, au final cela revient au même prix que des pailles en plastique. Je pense que son stock va partir très vite", plaisante-t-il.

On a testé et c’est approuvé ! La pâte reste dure du début à la fin. Même après 40 minutes dans un verre de coca, elle ne fait que blanchir mais ne ramollit pas. Seul hic, les personnes allergiques au gluten. "Pour elles, on a quand même encore des pailles en plastique", précise le patron. Mais à partir de ce vendredi, si un consommateur veut une paille (en pâte ou non) avec sa boisson, il faudra en faire la demande car le bar n’en mettra plus systématiquement.

Son idée s’inscrit dans une démarche plus globale qu’il a entamée il y a plusieurs années. "J’essaye de me fournir au maximum en circuit court. Mon boulanger est à 600 m, mon boucher 80 m et je vais chercher ma terrine à la place Sainte-Catherine. J’utilise aussi des ampoules LED." Et il espère bien que son idée va faire des émules dans le quartier et au-delà, grâce à ses nombreux clients étrangers.

À terme, il aimerait pouvoir composter ces pâtes ou les jeter avec les restes alimentaires dans les sacs orange. "Ce serait bien d’installer un bac à compost pour les différents bars. Ou un container. Car le problème avec les sacs orange c’est qu’ils ne sont ramassés qu’une fois par semaine et nous ne pouvons pas les stocker." À bon entendeur…