Bruxelles

Le gouvernement ne s'est finalement pas prononcé dans le délai fixé.

Fin 2016, la société Cofinimmo introduisait une demande de permis visant la construction d’un complexe de 5 immeubles totalisant 61 logements et 86 emplacements de parking le long de Tenreuken à Watermael-Boitsfort. Un projet qui a suscité la colère de nombreux riverains et des associations de défense de la nature en raison de son caractère particulièrement imposant à proximité de zones Natura 2000 et de la forêt de Soignes.

Le projet avait fait l’objet d’un avis majoritaire défavorable de la commission de concertation et d’un avis défavorable de la commune de Watermael-Boitsfort, mais la Région avait toutefois délivré, en été dernier, le permis relatif à ce projet après avoir demandé quelques adaptations au promoteur.

Dans ce contexte, la commune de Watermael-Boitsfort avait décidé d’introduire un recours à l’encontre du permis délivré. Ce recours a entraîné la suspension du permis délivré et a dès lors empêché in extremis le promoteur d’entamer le chantier, alors que l’abattage de 250 arbres avait été programmé à partir du 1er septembre dernier. Par décision du 10 novembre 2017, le collège d’urbanisme avait donné raison à la commune de Watermael-Boitsfort et a rendu un avis invitant le gouvernement bruxellois à retirer le permis d’urbanisme. La décision du collège d’urbanisme est notamment fondée sur le fait qu’il faut diminuer la densité bâtie du terrain afin de limiter les incidences des constructions sur l’environnement et de permettre le maintien au centre du projet d’une bande de pleine terre formée idéalement d’arbres existants.

Il appartenait au gouvernement de confirmer ou non la décision du collège d’urbanisme, mais le gouvernement ne s’est finalement pas prononcé sur ce dossier dans le délai fixé par le code bruxellois de l’urbanisme. Dans ce contexte, le permis est donc annulé et les travaux de construction ne pourront donc pas être mis en œuvre. "C’est une victoire totale et la fin de ce projet inadapté ! Ce dossier démontre l’importance de prendre en compte les aspects liés à la protection de la nature dans les permis délivrés", a commenté Tristan Roberti (Ecolo), échevin de l’Urbanisme.