Bruxelles Ruben Vaciunca et Vasil Usturoi sont partis en Serbie pour poursuivre leur apprentissage.

Il y a peu, trois boxeurs bruxellois se sont envolés avec la sélection nationale pour la Serbie, afin d’y disputer un tournoi international. L’occasion pour Bianca Ciccarelli (que nous vous avons présenté il y a peu), Ruben Vaciunca et Vasil Usturoi, de prendre de l’expérience et de poursuivre leur progression.

"Les expériences à l’étranger sont toujours très enrichissantes, peu importe le résultat de nos combats", débute Ruben, malgré la défaite face à un boxeur turque. "J’ai perdu contre le finaliste, même si je ne méritais pas cette défaite."

Vasil a aussi connu une défaite, la toute première depuis qu’il a débuté la compétition. "J’ai commencé la boxe il y a six ans, je fais de la compétition depuis trois ans et j’avais tout gagné jusqu’ici. Mais cette défaite me motive. On apprend beaucoup plus sur soi dans une défaite. Ça vous oblige à vous remettre en question, à vous entraîner encore plus dur pour ne plus commettre les mêmes erreurs à l’avenir."

Lui qui était habitué aux premières places. "C’est ma première médaille de bronze. Les autres ont toujours été en or."

Ruben et Vasil, deux habitués des compétitions internationales. "Le nombre d’événements organisés en Belgique étant assez limité, on est obligé de boxer à l’étranger si on veut progresser", affirme Ruben.

"Combattre à l’étranger, se mesurer à des boxeurs d’un autre calibre permet de situer son niveau. Le rendez-vous en Serbie me permet d’y voir clair et m’a aussi apporté pas mal de confiance pour la suite."

Si aujourd’hui c’est en Belgique que Vasil perfectionne sa boxe, c’est bien en Roumanie qu’il a mis les gants pour la première fois. "J’avais commencé par la boxe thaïe mais j’ai très vite opté pour la boxe anglaise."

Un milieu qui lui a permis de s’exprimer, de s’épanouir, mais aussi de vivre de belles aventures humaines. Lui, Ruben, Bianca et les autres, sont devenus de vrais amis, heureux de se retrouver tant en Belgique qu’à l’étranger. "La boxe est un milieu assez familial, où les boxeurs se soutiennent mutuellement. C’est encore plus vrai lorsque nous sommes à l’étranger. Ensemble, on vit de belles aventures humaines."

Et puis il y a les rencontres avec les boxeurs étrangers. "On apprend beaucoup de ces rencontres et de ces échanges."