Bruxelles C’est le troisième fait de ce type en six mois pour le commerce.

Ce vendredi matin à l’aube, les travailleurs du Carrefour Market de l’avenue Charles Woeste, à Jette, étaient à pied d’œuvre pour préparer l’ouverture du magasin. Une étudiante sortait alors, comme d’habitude, des affaires à l‘extérieur de la boutique quand un suspect l’a braquée avec une arme à 6h36, comme nous l’expliquait un travailleur du Carrefour. Le suspect portait un casque de moto au moment des faits et est entré ensuite dans le magasin pour récupérer le fond de caisse du Carrefour Market, toujours selon ce membre du personnel. Le braqueur a pris la fuite à pied en direction de Brugmann. L’attaque était bien préparée, selon notre témoin rencontré sur place : "J’ai l’impression qu’il avait des infos. Il était là au bon moment. D’autant plus que c’est un lendemain de jour férié et que le magasin tourne bien à ce moment-là. C’est inquiétant."

L’étudiante victime du braquage était sous le choc d’après un de ses collègues. Mais elle n’a pas été touchée physiquement, comme le confirme le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ouest, Johan Berckmans. "Il n’y a pas eu de coups de feu, ni de blessés."

Ce genre de faits n’est pas isolé concernant ce magasin précis. C’est déjà la troisième fois que ce Carrefour Express se fait braquer en à peine six mois. La situation inquiète les travailleurs, ainsi que le gérant : "C’est très compliqué à vivre. C’étaient des auteurs différents à chaque fois pour les derniers braquages. Concernant celui de ce matin, je n’en sais rien. Je pense qu’il y a un petit souci dans cette zone."

Certains riverains que nous avons rencontrés expliquent ne rien avoir vu, ni entendu cette fois-ci. Ils ne comprennent pas comment l’épicerie peut être autant de fois victime de braquages. "C’est dingue qu’ils aient encore été braqués. Ce n’est pas la première fois. C’est une série chez eux", raconte un client de la blanchisserie toute proche.

Le suspect était toujours activement recherché par les policiers de la zone Bruxelles-Ouest au moment de boucler cet article.

Les vols à main armée en baisse dans la Région

Le nombre de vols à main armée dans la Région bruxelloise atteint les 567 cas. Même si ce résultat ne reprend que les trois premiers trismestres de l’année 2017, la baisse du phénomène est importante. Ce résultat est bien en dessous de 2016 avec les 861 faits répertoriés. Cette chute de vols à main armée illustre bien la situation de la Région depuis plusieurs années. Globalement, ce type de fait est en baisse constante depuis 2009 (voir graphique).

Plusieurs raisons peuvent expliquer la chute de ces faits, comme l’explique Michaël Jonniaux, le chef de corps de la zone de police Montgomery (Etterbeek, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre) : "L’action de la police a toute son importance avec les nombreuses actions que l’on met en place, comme dans ma zone par exemple. La présence des policiers est importante. Il y a aussi les opérations mixtes avec nos hommes en civil et en uniforme. Le partenariat entre les commerçants et la police joue aussi son rôle. Pour illustrer cette collaboration, on a fait le tour des pharmacies dans notre zone la semaine dernière. Les communes prennent aussi leurs responsabilités en installant des caméras de surveillance. Elles aident notamment à dissuader ou apportent une aide lors d’une enquête. Il y a aussi les initiatives des commerçants pour protéger les commerces et les caisses."