Bruxelles

Depuis des mois, le groupe Brussels Expo (soutenu par la Ville de Bruxelles) et le consortium Botanique/Sportpaleisgroup (propriétaire de 8 salles en Belgique dont Forest National) se disputent l'exploitation du Cirque royal, une salle de spectacles située dans la capitale, explique LaLibre.be.

Dernièrement, le consortium avait introduit un recours en extrême urgence au Conseil d’Etat contre la décision (prise le 6 juillet) de la Ville de Bruxelles d’autoriser l’occupation précaire du Cirque Royal par le Groupe Brussels Expo. Le Conseil d’Etat a décidé de suivre l’avis des plaignants.

Brussels Expo (groupe spécialisé dans l'organisation d'événements) se plaint dès lors, par voie de communiqué, de ne pouvoir organiser les concerts programmés cette saison. "Nous devons déplorer l’acharnement juridique dont fait preuve le consortium Botanique/Sportpaleisgroup. Empêcher l’occupation précaire revient à saboter l’offre culturelle à Bruxelles et porter un grave préjudice aux promoteurs, organisateurs, artistes et spectateurs. Nous ne pouvons pas comprendre l’attitude de ces deux acteurs qui semblent préférer une non-exploitation de la salle à une gestion par un autre opérateur", a déclaré Fabrizio Gentile, General Manager Entertainment de Brussels Expo.

Le sort du Cirque Royal dépend à présent de la décision du juge sur le fond, probablement au printemps 2018.

La Ville de Bruxelles va dès lors lancer les marchés publics nécessaires, dans un premier temps pour la réalisation de travaux. La salle n’est en effet pas exploitable en l’état, selon Brussels Expo. Elle doit être remise aux normes, notamment en matière d’électricité et de sécurité du public.

"L’esprit de revanche dont fait preuve le consortium Botanique/Sportpaleisgroup dépasse l’entendement. Nous sommes dans l’attente du jugement sur le fond, mais ces acteurs culturels sont aujourd’hui responsables d’une très probable annulation de la saison prochaine au Cirque Royal, au détriment du secteur qu’ils prétendent tant défendre", a quant à lui déclaré Mohamed Ouriaghli, échevin de la Ville de Bruxelles en charge des Propriétés Communales.

Les représentants du Botanique défendaient qu'ils avaient fait naître la vie culturelle au Cirque royal et ils déploraient que le projet porté par la Ville introduisent des visées touristiques et événementielles. Quant aux travaux, ils avaient déjà assuré que le déménagement de leurs installations a été effectué en respect de la décision de première instance. "Je crois que ce n'était pas très subtil de désigner Brussels Expo juste après la décision de la Cour d'appel", estime le président du Conseil d'Administration du Botanique Jean Demannez. "Cela a pu apparaître aux yeux de la justice comme une provocation. (...) Nous ne sommes pas réhabilités dans notre droit d'exploitation, mais je supplie pour qu'on trouve un arrangement avec la Ville".