Bruxelles L’organisme n’a pas tiré une croix sur la salle et attend le jugement qui doit tomber au printemps.

Non sans une certaine précaution, nous annoncions dans notre édition de lundi que Brussels Expo pourrait ne plus être candidat pour l’exploitation du Cirque Royal à Bruxelles. Différents éléments allant dans ce sens nous étaient parvenus ces derniers temps. Il s’avère cependant qu’il n’en est rien. "Nous n’avons pas du tout l’intention de retirer notre candidature , a corrigé Perrine Marchal, la porte-parole de l’organisme bruxellois. Nous attendons la décision du juge, qui doit intervenir au printemps. C’est ce verdict qui décidera si oui ou non, on peut exploiter le Cirque Royal."

On le sait, le consortium Le Botanique/Sportpaleis avait introduit un recours contre la décision de la Ville de Bruxelles, l’évinçant de la gestion de la salle. Débouté en référé, il était allé en appel, mais la cour a indiqué que la mise en œuvre de la nouvelle convention de concession ne pourrait avoir lieu qu’après la décision du juge du fond.

S’agissant du Brussels Summer Festival, qui passera dès le mois d’août prochain de dix à cinq jours, Brussels Expo a apporté des précisions expliquant le choix opéré. "C’est le fruit d’une réflexion de fond commencée voici plus de deux ans, explique Perrine Marchal, et qui correspond à l’évolution d’un secteur, d’un marché."

Si le BSF se concentrera sur cinq jours, c’est parce que cette durée sera en adéquation avec une attente du public. "Des sondages et les analyses montrent que la vente des pass de dix jours est en légère érosion et que les gens qui les achètent ne viennent que trois à quatre jours au plus, indique la porte-parole. Par ailleurs, on se rend compte que le public est demandeur d’une variété de scènes, mais que celle-ci n’est proposée que sur les quatre derniers jours du festival. On s’est demandé si on n’avait pas intérêt à concentrer la programmation sur cinq jours. Ça n’équivaut pas à diminuer drastiquement ce qui est programmé, puisque les quatre scènes seront encore présentes."

Brussels Expo ne cache pas non plus que l’explosion des coûts de la sécurité ces dernières années a également pesé dans la balance. "C’est une vraie charge pour le budget du festival", reconnaît Perrine Marchal, qui évoque également les cachets des artistes, eux aussi en constante évolution vers le haut.