Bruxelles Elles seront utilisées dans le cadre du respect de la zone basses émissions.

Après la multiplication des Lidar prévue pour l’été (lire en page 8) les infrastructures en ce qui concerne la sécurité routière se développent considérablement. En effet, d’ici la fin du mois de juin, ce sont aussi 176 caméras ANPR qui seront installées sur le territoire de la Région bruxelloise afin de scanner les plaques des véhicules qui circulent dans ce qui est désormais devenu une zone basses émissions. Si les données récoltées seront utilisées a priori dans le cadre du respect de la zone basses émissions, ces caméras peuvent également être utilisées à d’autres fins.

De plus, d’ici la fin de l’année 2019, de nombreuses autres caméras seront installées pour un total de 330 en plus qu’à ce jour. Forcément, avec un tel dispositif dans les voiries bruxelloises, les usages potentiels dépassent ceux des simples contrôles dans le cadre de la zone basses émissions. C’est ce que soulignait Ridouane Chahid (PS), député au parlement bruxellois. "Si ces caméras sont installées de toute façon, ne pourraient-elles pas être utilisées aussi dans le cadre de la verbalisation des infractions au code de la route, dans le contrôle de recouvrement des taxes régionales, pour vérifier la conformité des véhicules en ce qui concerne le contrôle technique ou encore les utiliser comme outil de mesure et de gestion du trafic ?", interroge le député.

"La fonctionnalité de ces caméras ne dépend pas de la caméra en tant que telle mais du logiciel utilisé par celle-ci. Le point commun entre toutes les caméras utilisées, c’est que chacune lit la plaque du véhicule. Dans le cas des zones de basses émissions, les données sont comparées à celles de la DIV afin de vérifier que le véhicule respecte l’ euronorm ", explique la secrétaire d’État pour la Sécurité routière, Bianca Debaets (CD&V).

Elle ajoute également que l’utilisation des caméras automatisées est autorisée pour les infractions pour excès de vitesse. "Le radar tronçon le permet aussi mais ne sera plus pour cette législature", ajoute-t-elle (voir ci-dessous). De plus, ce large dispositif permettrait aussi de calculer les flux qui circulent dans la capitale et permettrait de récolter des données pour une meilleure gestion de la mobilité. "Les données pourraient être utilisées à des fins statistiques et permettraient d’avoir un aperçu de la densité du trafic", conclut Bianca Debaets.

Un radar tronçon chaussée d'Haecht à l'étude

Une autre manière d’utiliser les caméras pour contrôler les excès de vitesse est le radar tronçon. En ce moment, des analyses sont faites avec la commune de Schaerbeek afin de déterminer si un radar tronçon pourrait être installé à la chaussée d’Haecht ou au boulevard Léopold II. Une concertation a eu lieu avec le parquet afin d’essayer de trouver un accord concernant l’activation d’un radar tronçon. Seulement, toutes les zones de police, communes, gestionnaires de voiries et le parquet doivent apposer leur signature afin qu’un radar tronçon puisse être installé et actuellement, tout le processus est bloqué par le refus de signer d’un bourgmestre. Pour Bianca Debaets, le radar tronçon ne sera donc pas pour cette législature.