Bruxelles

Les discrimintations se font en général sur base de l'origine, de l'âge ou du handicap.

Après avoir financé 28 projets de lutte contre la discrimination et de promotion de la diversité depuis 2016, Didier Gosuin (Défi), ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Economie, relance un appel à projets pour un montant de 500.000€ en 2018. En trois ans, ce sont donc 2.000.000€ qui sont consacrés à des mesures complémentaires aux décisions gouvernementales pour lutter contre la discrimination à l’embauche.

En effet, le sexe, l’âge, le handicap ou encore l’origine restent encore trop souvent des facteurs déterminants pour avoir accès à un emploi. La question est d'autant plus présente en Région bruxelloise où 72% de la population est d'origine étrangère (contre 19% en Flandre et 32% en Wallonie). Le taux d'emploi des Bruxellois originaires d'autres pays européens et du Proche/Moyen Orient est de 35% alors que le taux d'emploi des Bruxellois d'origine belge était de 71%, en 2012.

Unia a également constaté une hausse de 60% des signalements pour discrimination à l'emploi sur base de l'âge et une augmentation de 22% sur base du handicap. Le genre reste aussi un facteur discriminant pour accéder à certains postes.

En avril 2016, un premier appel à projets avait été lancé et 12 projets ont été retenus. En mai 2017, un deuxième appel a été lancé et 16 projets ont été financés. "Aujourd’hui, nous lançons un troisième appel à projets pour soutenir des actions concrètes. Cela peut être des projets visant à développer des nouvelles méthodes de recrutements, à tester des modèles innovants de gestion de la diversité dans les entreprises ou encore à faciliter l’entrée des publics discriminés sur le marché de l’emploi grâce au réseautage », détaille Didier Gosuin.