Bruxelles C’est l’objectif fixé par plusieurs associations bruxelloises qui lancent une grande campagne et tirent la sonnette d’alarme.

Le nombre de personnes sans-abri en Région bruxelloise ne cesse malheureusement d’augmenter. C’est pour enrayer ce phénomène que plusieurs associations bruxelloises ont conjointement lancé la campagne 400Toits avec l’objectif, d’ici 2020, de trouver 400 logements stables pour les personnes dormant en rue. Ce nombre fait référence au dénombrement de La Strada en 2014 durant lequel 400 personnes avaient été comptées en rue.

"Nous savons que les besoins sont plus grands, mais le projet ici est d’arriver à un premier cap mesurable, ambitieux mais tout de même réaliste, d’ici 2020, explique Emilie Meessen, fondatrice et coordinatrice de l’ASBL Infirmiers de rue. Il est impératif de trouver une solution durable pour les personnes sans abri. Il s’agit donc de sensibiliser les décideurs, les sociétés de logement, les propriétaires fonciers, les investisseurs et le grand public afin de mettre en place des solutions durables et adaptées face à cette problématique qui requiert des actions immédiates."

Une étude, commanditée par Housing First, démontre que les pistes actuelles de mise à disposition de logements dans la Région ne sont pas encore optimisées. "Certains systèmes de mise à disposition de logements pour des personnes en situation de précarité existent déjà, mais à côté des pistes existantes, il est temps d’avancer vers des solutions plus audacieuses comme la création d’habitats légers pour répondre aux problèmes du manque de foncier ou du coût de la construction", ajoute Muriel Allart, coordinatrice Housing First.

Par exemple, Archi Human va démarrer la construction de petits logements à haute valeur écologique et architecturale sur des friches urbaines. L’ASBL Infirmiers de rue ainsi que d’autres ASBL développent également des possibilités de logements modulaires, à l’instar de ce qui se fait déjà en Région wallonne.

"Mais d’autres possibilités existent : la création de logements de petite taille dans des bureaux, le conventionnement de studios étudiants dans le cadre de la création d’immeubles de kots, ou encore l’investissement dans la création de logements à finalité sociale", conclut Muriel Allart.