Bruxelles Les accidents résultant sur la fermeture du tunnel n’ont jamais été aussi nombreux que durant l’année écoulée.

Chaque année, un nombre croissant d’accidents est enregistré dans le tunnel Léopold II, qui subit actuellement d’importants travaux de rénovation. Ainsi, on enregistrait 51 accidents en 2015, contre 58 en 2016 et 61 sur l’ensemble de l’année 2017, selon des chiffres communiqués par Bruxelles Mobilité.

Cette tendance à la hausse se confirme cette année puisque 31 accidents ont déjà été enregistrés durant les six premiers mois de 2018, et ce malgré que le tunnel soit en chantier de nuit depuis le mois de mai, et totalement fermé à la circulation, de jour comme de nuit, depuis le 1er juillet et jusqu’au 31 août.

Plus globalement, 714 incidents ont déjà été enregistrés dans l’ensemble des tunnels bruxellois lors du premier semestre 2018, résultant sur 153 fermetures d’un ou plusieurs tunnels.

Les principales causes de ces incidents sont dues à des pannes de voiture (405 cas), des accidents entre plusieurs usagers (190), des interventions policières ou des services d’urgence (38) et la présence de véhicules hors gabarit (28).

Il convient de préciser qu’un incident qui survient dans un tunnel peut avoir une conséquence sur plusieurs tronçons. "Par exemple, lorsqu’un problème survient dans le tunnel Loi vers le Centre, cela entraîne également la fermeture du tunnel Cinquantenaire dans la même direction", explique Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité.

La durée de la fermeture des tunnels varie également en fonction des types d’incidents. Cela peut donc aller de quelques minutes en cas de fausse alerte incendie, à une journée entière en cas de suicide ou d’accident mortel puisque le parquet doit alors descendre sur place.

La durée peut également être très longue lorsqu’un camion hors gabarit pénètre dans un tunnel et endommage la toiture. Un scénario qui survient en moyenne plus de deux fois par mois dans la capitale.