Bruxelles Le nombre de travailleurs engagés et de prestations effectuées est en hausse depuis 2013.

Le secteur des titres-services se porte plutôt bien à Bruxelles. Malgré le choix de fixer le prix à 9 € et la réduction de la déductibilité fiscale de 30 à 15 %, le nombre de travailleurs ne cesse d’augmenter depuis 2013. Pour la première fois, un état des lieux régional de la situation des titres-services à Bruxelles a été dressé et les résultats sont plutôt encourageants.

Il en ressort que le secteur est fertile en matière d’emplois. Ainsi, en 2016, plus de 23.000 travailleurs étaient en activité dans ce secteur, contre 21.500 en 2015. Parmi les entreprises actives à Bruxelles, 70 % des travailleurs étaient bruxellois. "C’est un secteur très important en matière de création d’emploi dans la Région bruxelloise", indique Didier Gosuin (Défi), ministre de l’Emploi. En effet, les travailleurs titres-services représentent près de 6 % de la population active bruxelloise (contre plus ou moins 3 % dans les deux autres Régions).

Autre constatation importante : la stabilité de l’emploi pour les personnes peu qualifiées, le cheval de bataille du ministre. En 2016, 34 % des contrats signés étaient des CDI. Lorsque l’on sait que la majorité des travailleurs titres-services (60 %) sont peu qualifiés (voir ci-contre), les entreprises proposant des emplois stables sont encouragées.

Ainsi, en 2016, 1.400.000 € a été débloqué pour les formations de ces travailleurs, soit deux fois plus que l’année précédente. Cet argent peut être utilisé aussi bien pour des formations internes au métier (position du dos, utilisation des produits) que des formations destinées aux travailleurs visant une reconversion (bureautique, ouvrir son propre business).

Pourtant, si le nombre d’emplois ne cesse d’augmenter (13.083 nouveaux contrats ont été signés en 2016) ainsi que le nombre d’utilisateurs (2.314 en plus en 2016 par rapport à 2015), les entreprises agréées actives à Bruxelles, elles, diminuent d’année en année. Il y en avait 289 en 2016, contre 425 en 2013, soit une baisse de 32 % en 4 ans. "Cela est dû à la professionnalisation du secteur", d’après le ministre qui se réjouit que la baisse de la déductibilité fiscale n’ait pas eu d’impact négatif sur l’emploi dans ce secteur.


Une majorité de femmes

Quasiment l’intégralité (95,7 %) des travailleurs titres-service sont des femmes. Mais le rapport va plus loin et dresse un portrait un peu plus précis des travailleurs du secteur : la majorité d’entre eux ont entre 40 et 49 ans (31,8 %). À noter que malgré la pénibilité du travail, plus d’un quart des travailleurs ont plus de 50 ans. De plus, la plupart (56,8 %) sont originaires d’Europe (hors Belgique). 

Finalement, la grande majorité des travailleurs est peu qualifiée (59,6 %). Ces derniers sont véritablement le public cible de la politique de mise à l’emploi dans la Région bruxelloise. "Comparé à d’autres secteurs de la Région de Bruxelles-Capitale, il apparaît clairement que le dispositif des titres-service emploie largement plus de travailleurs peu qualifiés", indique le ministre de l’Emploi Didier Gosuin, qui souligne que le secteur offre donc la possibilité aux personnes peu qualifiées de trouver la stabilité.