Bruxelles

Sous prétexte qu’ils ne mangent pas, les élèves de l’école primaire Emile Bockstael qui pratiquent le ramadan ont été priés de quitter l’école sur le temps de midi.

C’est ce que stipule une lettre envoyée aux parents. Suite à cela, Mathilde El Bakri (PTB), députée bruxelloise, a réagi.

"Ça pose question sur le rôle pédagogique de l’école. Il faut penser à l’impact qu’un tel acte peut avoir sur un enfant de cet âge. Il se sentira forcément exclu d’un moment de sociabilité très important de la journée", explique la députée.

Contactée par la RTBF, la direction de l’école précise : "Il n’y a pas d’obligation, c’est impossible pour certains parents, on a donc refait le tour des classes pour expliquer qu’ils sont les bienvenus."

Jean (nom d’emprunt) est le papa d’un élève en sixième primaire. Son fils a fait le choix de jeûner. "Cette lettre nous a interpellés. Le plus marquant, c’est que finalement ils ne sont pas obligés de quitter l’école, mais ils sont mis à part dans une classe le temps de la pause midi. Ils font de la lecture ou leur devoir, sans avoir le droit de parler. Mon fils a sincèrement eu le sentiment d’être puni. Même si ce n’est pas le but premier de l’école, s’il voit des adultes le punir parce qu’il jeûne, alors que ses parents le font aussi, imaginez la confusion qui s’installe chez lui… Et puis c’est assez stigmatisant, ils devraient avoir le choix de se reposer ou non."