Bruxelles Le nombre d’activités proposées aux écoles à prix réduit afin d’occuper leurs élèves après les examens ne cesse d’augmenter.

Jeu de piste géant autour de la première enceinte, balade guidée au sentier des Abeilles, visite de l’aquarium de Bruxelles, parcours guidé en bateau du port et ses environs, visite des installations de recyclage de Bruxelles-Propreté, rencontre en classe avec un journaliste, initiation à l’improvisation, mais également périple archéologique : voici quelques-unes des 57 activités proposées aux écoles et aux élèves bruxellois lors des fameux jours blancs, ces derniers jours de juin durant lesquels les élèves ont fini leurs examens, mais ne sont pas encore en vacances. Un chiffre qui n’a cessé de grimper depuis que la Fédération Wallonie-Bruxelles a entrepris, il y a trois ans, de répertorier les différentes initiatives mises en place par le secteur associatif.

En 2014-2015, quelque 36 activités avaient été pour la première fois listées à Bruxelles et en Wallonie dans le cadre d’une circulaire de la ministre de l’Éducation de l’époque, Joëlle Milquet (CDH). Pour 2016-2017, c’est plus d’une centaine d’activités gratuites ou à prix réduit qui sont reprises par une circulaire ministérielle sortie cette semaine, dont une bonne moitié dans la capitale. Des animations qui visent à sensibiliser sur des sujets de société aussi différents que l’environnement et le développement durable (11 activités), la citoyenneté (30), la culture (51), le sport (4), ou s’avérant purement et simplement ludiques (2).

"43 % des animations proposées sont gratuites, soit 44 activités (NdlR : en Fédération Wallonie-Bruxelles). Pour les activités payantes, le montant s’élève en moyenne à 4 € par élève. 55 % des activités proposées sont organisées dans les établissements scolaires, soit 57 activités, ce qui évite les frais de déplacement. Chaque école agit comme elle le souhaite en fonction de son projet pédagogique. Il faut reconnaître que c’est une période complexe pour les établissements, car tout le monde est mobilisé par les corrections et les conseils de classe", explique le cabinet de la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns (CDH).

Au regard de la liste d’activités 2016-2017, qui est par ailleurs mise en place avec l’aide des autorités régionales, force est de constater que les tendances sont différentes d’une région à l’autre. Plus d’un tiers des animations mises en place dans la capitale sont en lien avec la citoyenneté et le vivre-ensemble, tandis que celles prévues dans le sud du pays sont presque majoritairement axées sur le développement durable et les activités en forêt.