Bruxelles La Région incite la population à composter les déchets organiques, à condition de le faire de manière respectueuse du voisinage.

Depuis 2002, un centre de compostage régional a été mis en place sur le boulevard de la Deuxième armée britannique, à Forest, juste à côté de la déchetterie régionale. "Mais depuis la mise en place de ce compost, la puanteur, les maux de tête et les ennuis respiratoires ont été perçus au gré des vents, aussi bien à Forest qu’à Saint-Gilles, Uccle, Drogenbos ou Ruisbroek", dénonce André Robe, membre de l’association Inter-Environnement Bruxelles qui fédère des habitants de la Région bruxelloise sur des questions écologiques.

Pour limiter ces odeurs nauséabondes, un dôme a été installé, mais cette structure a été endommagée en décembre 2016 suite à un incendie. Contacté, le cabinet de Fadila Laanan (PS), secrétaire d’État chargée de la Propreté publique, affirme que le dôme sera à nouveau opérationnel à partir de septembre.

Ce cas particulier illustre les désagréments que peut provoquer un centre de compost, surtout en été, où s’entassent des déchets tels que des sacs plastiques ou des matières non organiques qui engendrent de facto des odeurs pestilentielles.

Sous cette législature, la Région bruxelloise a développé différents outils afin de permettre aux Bruxellois, du simple particulier aux collectivités, de composter de manière efficace et respectueuse de l’environnement.

Afin d’accompagner les Bruxellois dans cette démarche, Bruxelles Environnement travaille en collaboration avec l’ASBL Worms, fondée en 2008 suite au succès d’un premier compost de quartier sur la commune de Watermael-Boitsfort. "Nous avons différentes missions visant à donner aux Bruxellois les bons réflexes à acquérir lors de la création d’un compost", explique Pauline Talbot, responsable de l’encadrement des composts de quartiers au sein de l’ASBL.

Cette association forme par exemple des maîtres composteurs, grâce à un subside de Bruxelles Environnement, dont l’objectif est de former des personnes relais qui inciteront leur entourage à pratiquer le compostage. Il y en a près de 500 aujourd’hui. "Nous organisons également des formations dans les écoles pour sensibiliser dès le plus jeune âge", ajoute Pauline Talbot.

Et cela fonctionne, puisqu’environ 10 composts de quartier sont créés chaque année et quasiment chaque quartier de la capitale dispose de son propre espace de compostage. "Cette tendance a encore été accentuée avec les sacs oranges qui centralisent les déchets organiques", conclut Pauline Talbot.


==> Pour tout savoir sur la création d’un compost : http://www.environnement.brussels/