Bruxelles

Roberto L., 20 ans, a été reconnu coupable de tentative d’assassinat sur un jeune de son âge.

Il est entré, hier matin, dans la salle d’audience, avec un bracelet électronique qui lui a été enlevé hier soir. Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné Roberto L., un jeune homme de 19 ans, à cinq ans de prison avec sursis probatoire pour une tentative d’assassinat sur un rival amoureux, le jeune Steven J. Ce dernier a reçu une balle dans la tête. Miraculeusement rescapé, il en garde cependant des séquelles définitives. Le parquet avait requis une peine de huit années de prison.

Tout est parti d’une friction entre deux post-adolescents qui ne se connaissaient pas, sur fond de rivalité amoureuse. Le 9 novembre 2016, Roberto est en train de jouer en ligne à la Playstation avec une amie. A un moment, le compagnon de cette jeune fille, Steven J., s’empare de la manette. Et s’aperçoit que le joueur lui écrit en terminant toutes ses phrases avec des petits cœurs. Vexé comme un pou, Steven écrit à Roberto en l’insultant copieusement.

Les deux garçons, chauffés à blanc, se donnent rendez-vous devant le domicile de Steven, à Anderlecht, pour régler leur différend. Roberto prend avec le revolver Smith-Wesson de son père, ainsi qu’un couteau. Sur la route, il envoie des sms hargneux à son rival : “T’as peur, tu réponds pas ? Je suis presque là, fdp”, ou encore : “vie de ma mère, si tu viens pas maintenant, tu vas finir dans mon coffre”.

Devant le domicile de Steven J., les deux garçons se retrouvent l’un en face de l’autre. Steven porte un couteau. Sa mère est également présente. Là, Roberto L. dégaine son arme et braque la maman, qui hurle : “Ne fais pas ça !” Un coup part et touche la vitre d’un établissement. Un second coup de feu claque. Et touche Steven J. à la tête. Il s’écroule. Roberto L. rentre chez lui et se rendra après avoué les tirs à son père.

Pendant ce temps, la victime est transportée à l’hôpital. Par chance, son cerveau n’a pas été touché. Des fragments de projectiles ont cependant dû être retirés. Tiré d’affaire après que son pronostic vital a été engagé, il souffre toujours de céphalées, de perte d’équilibre et de problèmes de vision et dentaires.

Le tribunal a considéré que la préméditation (la tentative d’assassinat) est établie. Un expert psychiatre a estimé que Roberto L. est un garçon “d’une grande immaturité adolescente, voire infantile”, mû par un “sentiment d’infériorité”.