Bruxelles Comme le veut la tradition, l'arbre de la joie a pu être planté avant 17h.

C'est un événement incontournable du folklore bruxellois: la plantation du Meyboom, l'arbre de la joie, tous les 9 août et, ce, depuis maintenant 710 ans. Ce jeudi n'a pas dérogé à la tradition, malgré le mauvais temps annoncé et les bourrasques de vent. Le cortège s'est tenu normalement et l'arbre a été planté avant 17h, comme le veut la tradition, au croisement de la rue des Sables et de la rue du Marais.

Cette année, les Bûûmdroegers, ces hommes habillés de rouge chargés de porter l'arbre, ont réussi cet exploit à la première tentative. De quoi donner des frissons à toutes les personnes présentes qui n'ont pas manqué d'applaudir joyeusement. L'année passée, l'arbre était plus lourd, il pesait près de 800kg, et il avait fallu attendre la 4ème tentative avant de voir l'arbre s'ériger.

Et c'est sans doute la plus rapide plantation que le Meyboom ait connue puisqu'il ne lui aura fallu que quatre minutes entre sont apparition au bout de la rue des Sables et sa plantation au coin de la rue du Marais, à 16h31. 

Mais au fait, le Meyboom, c'est quoi exactement? "C'est une légende qui date du XIIIème siècle. On y parle de bière, de Bruxellois et de Louvanistes. L'important c'est que chaque année le Meyboom soit planté ici avant 17h", explique Roger, Bûûmdroeger depuis 16 ans.

Selon la tradition, l’arbre doit impérativement être planté avant 17h sous peine de voir le privilège de la plantation passer aux mains des Louvanistes. Pour rappel, ce grand moment de folklore bruxellois fait suite à une dispute remontant à 1213 relative aux taxes sur la bière entre Bruxelles et Louvain. Cette bataille, remportée par les Bruxellois, leur donna le privilège de planter le Meyboom chaque 9 août.

Malgré le temps qui était loin d'être radieux, les habitués sont venus en nombre pour assister à l'érection de l'arbre. Chacun aillant trouvé un moyen d'en garder une petite branche porte-bonheur.