Bruxelles Ceux-ci se répartissent principalement au sud et à l’est de la Région bruxelloise.

Ces vingt dernières années, plus de 60 commerces proposant une majorité de produits bio et diététiques se sont installés sur le territoire de la Région. Cela représente une augmentation de près de 200 % par rapport à 1997. C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude réalisée par Atrium, Perspective et en collaboration avec l’ULB sur l’évolution de la structure commerciale à Bruxelles.

L’ouverture, avant l’été, d’un magasin bio Färm en est un exemple: 3 nouveaux établissements de la chaîne ont vu le jour en 2017 alors qu’il n’y a eu que deux nouveaux magasins entre 2013 et 2017. Selon le rapport, "ce phénomène est dû à une adaptation de l’offre à la demande croissante pour les produits de qualité". Une information confirmée par un spécialiste en matière de consommation durable à Bruxelles : "On observe une véritable transition, c’est réellement une tendance qui s’installe, notamment au niveau de la distribution ".

À l’inverse, les commerces d’alimentation spécialisée ont fortement diminué ces vingt dernières années. Il s’agit notamment des boulangeries (-21,9 %), des boucheries (-43,9 %) ou des fromagers (-54,5 %). Une baisse due au développement de la grande distribution qui continue son déploiement sur le territoire, avec une augmentation de près de 130 %. "Ce double phénomène est à la fois la résultante de l’évolution des modes de consommation. Les clients voulant minimiser leur temps d’achat préfèrent limiter le nombre de commerces à visiter, ce qui avantage les points de vente généralistes" , indique le rapport.

L’étude précise également que malgré un déploiement sur l’ensemble du territoire régional, ces nouveaux magasins sont principalement localisés au sud et à l’est de la Région, "zone où la concentration de populations aisées, le cœur de cible de ce type d’établissements, est plus importante". Soit, au sud du canal.

Selon les chiffres fournis par Atrium, sur les 82 magasins bio présents actuellement à Bruxelles, cinq seulement se trouvent au nord du canal. À l’inverse, les communes d’Uccle, Ixelles et Saint-Gilles sont particulièrement bien fournies avec, respectivement, 17, 15 et 11 épiceries, supérette ou supermarchés consacrés à l’alimentation bio. Ajoutons cependant Foodhub, le petit dernier arrivé sur la rive nord du canal, le premier magasin bio qui a ouvert la semaine dernière à Molenbeek.

Deux fois moins d'établissements destinés aux loisirs

Selon le reste du rapport, trois catégories voient le nombre de leurs points de vente fortement diminuer. Des chiffres particulièrement frappants en ce qui concerne les loisirs puisqu’il y a près de 50 % des établissements en moins par rapport à 1997, toutes natures commerciales (photo, sport, librairie) confondues. Seuls les commerces d’articles de camping et de scoutisme ont augmenté puisqu’un magasin a ouvert. Le secteur de l’équipement de la maison (ameublement, articles de table, literie) a aussi tendance à voir le nombre de ses établissements diminuer. Exception faite des magasins de bricolage, de décoration et de matériaux de construction qui augmentent. 

Finalement la catégorie des transports est aussi fortement touchée. Depuis 1997, il y a 112 stations-service en moins et une baisse de 14 % du nombre d’établissements dédiés à la vente et à l’entretien des voitures. Cependant, les auto-écoles et les car-wash sont en augmentation. En ce qui concerne le secteur horeca, les tea-rooms, snacks et restaurants ont tendance à s’ouvrir de plus en plus alors que depuis 1997, il y a eu une baisse de 33 % du nombre de cafés et débits de boisson.