Bruxelles Outre Schaerbeek et Forest, le PTB présentera des listes à Bruxelles, Saint-Gilles, Anderlecht, Forest et Ixelles.

5.000 Bruxellois sondés sur leurs attentes via une dizaine de thèmes préétablis, dont 830 à la Ville de Bruxelles mais aussi à Forest, Schaerbeek, etc. En Région bruxelloise, le PTB/PVDA se lance doucement mais sûrement dans la campagne électorale. Ce sondage, le PTB l’a réalisé surtout là où il possédait des groupes locaux. Dix thèmes ont été proposés aux sondés dénichés via du porte-à-porte ou sur les marchés. "On leur a demandé de les classer selon le degré d’importance, d’urgence, etc.", commente la députée bruxelloise Mathilde El Bakri. Sur la Ville de Bruxelles, c’est la question du prix des loyers qui est arrivée en tête des préoccupations (lire ci-dessous).

Déjà présent dans les conseils communaux de Schaerbeek et Saint-Gilles, le Parti du Travail de Belgique vise également la Ville de Bruxelles, dont la liste sera tirée par l’unique députée bruxelloise Mathilde El Bakri, Saint-Gilles, Anderlecht, Forest et Ixelles.

"Notre objectif est d’entrer dans les conseils communaux de ces cinq communes et de progresser dans les deux où nous sommes déjà présents", confie Mathilde El Bakri. Pourquoi ces communes-là et pas les autres ? "Parce que nous y avons un ancrage local. La mobilisation des habitants est importante. On refuse de laisser un élu seul dans un conseil communal. C’est la politique du feu de paille. On travaille énormément avec les groupes locaux actifs."

Aux Bruxellois, Mathilde El Bakri assure que "le message que l’on transmet n’est pas ‘ votez pour nous on va régler les problèmes ’, mais bien ‘ rejoignez-nous et battons-nous ensemble car on a besoin de créer ce vrai rapport de force ’. C’est notre manière de se réapproprier la politique et de lutter contre un défaitisme certain qui tend à dire que, de toute façon, rien ne changera. Rien ne changera tout seul, c’est certain. Mais ensemble, on peut tout faire."

En quatre ans , le PTB bruxellois a doublé le nombre de ses membres, passant de 1.000 à 2.000. L’effet Raoul Hedebouw ? "C’est surtout notre travail sur le terrain. Le nombre de nos groupes locaux actifs augmente sans cesse. À Bruxelles, par exemple, nous sommes passés d’un groupe à quatre en un an. Nous en avons même un à Uccle", conclut Mathilde El Bakri.

"Céline Fremault vend la ville au secteur privé"

Le PTB prône la création d’une société régionale de création et de rénovation de tous les logements sociaux.

Le sondage mené sur la Ville de Bruxelles - du côté des Marolles, dans le centre-ville, à Laeken, à Neder-over-Hembeek et un peu à Haren - a livré trois priorités claires pour le PTB : la baisse des loyers dans les logements publics, un enseignement bilingue généralisé et de l’emploi public en masse.

La mobilité arrive en quatrième position des priorités des sondés mais avant tout sur le prix des tickets plus que sur les embouteillages, etc.

Sur l’accès au logement , le PTB prône la création d’une société régionale de rénovation et de création de logements sociaux qui récupérerait la gestion de l’ensemble du parc de logements sociaux sur le territoire régional. Exit donc, les communes. "Cela permettrait de mettre en place un plan global de rénovation des logements sociaux et nous plus que chacun travaille dans son coin", commente la députée PTB Mathilde El Bakri. "À la Ville de Bruxelles, la situation est très compliquée. Parfois, on a l’impression d’être dans un roman d’Emile Zola. On se croirait au 19e siècle avec certains logements aux murs rongés par l’humidité, les champignons, l’eau qui coule du plafond, etc."

Plus largement , le PTB bruxellois dénonce la concurrence entre les communes. "Le logement social, c’est très bien, mais pas chez moi", entend-on trop souvent. "Nous prônons une approche plus globale et défendons une plus grande mixité." En d’autres termes, "on veut construire là ou il n’y en a pas encore beaucoup", poursuit l’élue bruxelloise avant d’allumer la ministre en charge du dossier. "Céline Fremault a fait un choix politique clair qui consiste à vendre la ville au secteur privé. Je pense qu’il y a un choix délibéré d’abandonner le logement social dans le chef du gouvernement bruxellois alors que la majorité des ménages bruxellois consacre plus de la moitié de ses revenus au logement. C’est hallucinant !"