Bruxelles MAC, Kiko ou encore Nyx: de nombreux make-up stores se sont installés dans la capitale au cours des cinq dernières années.

À chaque arrivée d’une nouvelle chaîne internationale de magasins de cosmétiques à Bruxelles, le rituel est presque le même : des files interminables devant la porte le jour de l’ouverture et des jeunes filles qui ressortent quelques minutes, voire quelques heures plus tard, un sac à la main, rempli de mascara, fard à paupières et autres vernis.

Au cours des cinq dernières années, le secteur cosmétique s’est fortement développé en Région bruxelloise, notamment suite à l’arrivée d’une des marques pionnières dans le milieu en 2010, MAC Cosmetics, dont la première boutique s’était installée sur la place Stéphanie à Ixelles. Désormais, la marque compte quatre autres enseignes bruxelloises, situées rue Neuve, rue Antoine Dansaert, au Woluwe shopping center et à Docks Bruxsel. À cela sont venues s’ajouter de nombreuses autres marques comme Nyx, Wycon, Make Up Forever ou encore la marque italienne Kiko.

"C’est un secteur en plein boom, explique Sébastien Baulin, manager régional pour Kiko Benelux, Il y a une demande accrue de la part de la clientèle car les produits que nous proposons sont abordables financièrement. On suit une certaine tendance actuelle qui indique que les gens aiment changer de look régulièrement. On se devait d’être à Bruxelles car c’est une capitale européenne." En septembre 2015, Kiko ouvrait sa première boutique chaussée d’Ixelles et un an plus tard, une deuxième enseigne ouvrait déjà ses portes rue Neuve .

Du côté d’Atrium, l’agence régionale du commerce, on recense quelque 161 parfumeries et boutiques de cosmétiques en 2016. "Sur ces 161 magasins, on peut compter qu’un peu plus de la moitié sont des parfumeries et le restant des make-up stores", estime Jonathan Dehas, porte-parole d’Atrium. Ce boom du secteur s’explique également par de nombreux autres facteurs. "En ce qui concerne l’avènement du maquillage, je pense qu’il y avait une place à prendre au niveau des espaces dédiés à ce type de produits. Historiquement, le maquillage était présent en grandes surfaces ou en boutiques de luxe et cela ne laissait pas beaucoup de choix en termes de qualité et de prix", détaille Jérémy Vanhuffelen, trendwatcher chez Atrium.

Vu les prix pratiqués, plus abordables, un nouveau public cible a émergé, se situant dans la tranche d’âge 15-45 ans. "Celui-ci est plus jeune et donc plus influencé par l’avènement des tutos de maquillage sur les réseaux sociaux et par les comptes instagram de leurs stars préférées qui font de plus en plus de placement de produit", poursuit Jérémy Vanhuffelen.

Et le phénomène n’est pas prêt de s’apaiser. "Notre but est encore de nous étendre. En 2017, plusieurs ouvertures sont encore prévues dans de grandes villes belges ", confie Sébastien Baulin.