Bruxelles Seulement 49 % des sondés ont rarement ou jamais vécu ce sentiment en 2017.

Le sentiment d’insécurité des habitants de la zone de police Nord (Schaerbeek, Evere et Saint-Josse) a augmenté lors de cette année 2017. C’est que révèle le récent sondage qui est réalisé régulièrement par la zone de police Polbruno.

Moins de la moitié des personnes interrogées ont affirmé n’avoir que rarement ou jamais ressenti un sentiment d’insécurité dans leur quartier. Un chiffre en net recul puisque le pourcentage est passé de 68 % en 2015 à 49 % aujourd’hui. Près de 35 % des sondés ressentent parfois un sentiment d’insécurité, alors que 14 % y sont confrontés souvent, voire toujours. La tendance montre donc une augmentation de l’inquiétude pour les habitants. Ces récents résultats rejoignent un niveau proche du sondage réalisé en 2011 dans la zone qui est à ce jour le plus élevé concernant le sentiment d’insécurité.

Les comportements d’évitement témoignent aussi de l’augmentation du sentiment d’insécurité. Près de 8 habitants de la zone sur 10 évitent par exemple d’ouvrir leur porte à des inconnus.

Les résultats du ressenti des habitants de la zone Polbruno varient également selon la commune où l’on habite. Les chiffres sont d’ailleurs très différents entre Schaerbeek, Evere et Saint-Josse. Ce sont les Tennoodois qui sont les plus marqués par l’insécurité dans la zone. Un tiers d’entre eux ont toujours ou souvent un ressenti non sécurisant en 2017 alors que la zone en général atteint un score de 14 %.

Les habitants d’Evere, bien qu’ils fassent partie de la même zone de police, ont un avis radicalement opposé à ceux de Saint-Josse sur la question. Seulement 8 % des Everois ressentent un sentiment d’insécurité régulier. La commune de Schaerbeek, qui compte le plus d’habitants dans la zone de police, se trouve quant à elle dans la moyenne globale.

Ces chiffres se confirment quand les habitants comparent la situation entre 2017 et l’année dernière. Les Tennoodois se sentent moins en sécurité que les autres citoyens puisque leur commune est la seule des trois à dépasser la moyenne générale.

Les résultats face à ce sentiment d’insécurité pourraient trouver une explication dans les chiffres de la criminalité au sein de la zone de police Polbruno. D’après les statistiques connues, entre 2014 et 2016, la commune de Saint-Josse a vu sa criminalité augmenter de 5 %. Elle est d’ailleurs en constante augmentation sur ces trois dernières années. Evere et Schaerbeek s’en sortent encore une fois mieux que leur voisine avec un recul de 1 à 2 % de la criminalité.

Le sondage sur le sentiment d’insécurité est organisé tous les deux ans pour analyser les attentes des habitants.

Le contact avec la police satisfaisant

Les habitants de la zone de police ne se sont pas exprimés uniquement sur le sentiment d’insécurité. La perception du travail des policiers a également été sondée. 30 % des personnes interrogées ont eu un contact avec les forces de l’ordre. Ce sont les habitants de Saint-Josse qui ont le plus d’échanges avec la zone de police Nord. Globalement, les citoyens sont satisfaits du lien qu’ils entretiennent avec la police. Presque 80 % des personnes sondées jugent d’ailleurs facile la prise de contact avec les agents. Le résultat est moins bon concernant la qualité des échanges, mais le total des avis positifs est de presque 60 %. Cette année, les contacts sont davantage liés à une plainte alors que lors du sondage précédent, en 2015, cela concernait la demande d’aide dans un tiers des cas. C’est Evere qui connaît le meilleur taux de satisfaction.