Bruxelles Près de 11.000 demandes de primes énergie ont été octroyées l’année passée pour un budget d’environ 16 millions d’euros.

La Cop 23 - la conférence sur le climat de l’Onu - s’est ouverte ce lundi dans la ville de Bonn, en Allemagne. Dans ce cadre, la Région bruxelloise s’est engagée à réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 1990. Pour ce faire, elle mise sur les énergies renouvelables ainsi que sur des efforts en matière d’efficacité énergétique à tous les niveaux.

L’occasion, pour la Région bruxelloise, de rappeler que des primes énergie existent, que ce soit pour les collectivités, les ménages ou les pouvoirs publics, afin d’inciter les Bruxellois à faire les meilleurs choix lors de la rénovation énergétique des bâtiments.

Les primes énergie ont vu le jour en 2004 et d’année en année, leur notoriété auprès du grand public - mais aussi le budget consacré - a grandi pour atteindre, en 2016, un budget annuel de 21,6 millions d’euros dont 15,9 millions d’euros ont été utilisés pour le paiement de près de 11.000 primes. Ce dispositif est actuellement piloté par Bruxelles Environnement.

En isolant son habitation de façon performante, en installant une chaudière à condensation, en réalisant un audit énergétique de son appartement et en agissant ensuite, on réduit de façon drastique les émissions de gaz à effet de serre. Ces changements de comportement, même infimes à l’échelle de la planète, peuvent avoir une influence sur le respect des engagements internationaux qui sont largement débattus pour l’instant à Bonn.

"Il est important de rappeler que dans une région comme Bruxelles qui connaît un bâti ancien et donc énergivore, le régime de primes énergie constitue un incitant financier non négligeable tant pour les propriétaires que les locataires pour rénover leur logement au niveau énergétique, explique Céline Fremault (CDH), ministre bruxelloise de l’Énergie. Un véritable win-win, d’une part pour la lutte contre le réchauffement climatique et d’autre part pour des factures d’énergie qui pèsent moins dans le portefeuille des familles, des entreprises ou des pouvoirs publics."

Une étude est actuellement en cours afin de proposer un régime de primes 2018 qui reste dans la continuité de la révision de 2016, mais qui permette aussi une meilleure utilisation des moyens budgétaires à disposition.

Les complexes sportifs aussi concernés

Instauré en 2016, le régime de primes énergie pour les collectivités sera étendu aux infrastructures sportives dès 2018. Ces dernières, servant également à la collectivité, sont particulièrement énergivores par leur taille et leur vétusté. Pour la secrétaire d’État bruxelloise en charge des Infrastructures sportives Fadila Laanan (PS), cet élargissement du public cible est une "excellente nouvelle"

"La Région bruxelloise investit plusieurs millions chaque année pour rénover des infrastructures communales et améliorer la performance énergétique des bâtiments. Néanmoins, plusieurs installations souffrent toujours de vétusté et consomment beaucoup d’énergie. Je pense principalement aux bassins de natation, dont les coûts de gestion pèsent lourd dans les finances communales. Cette mesure devrait inciter les communes bruxelloises à initier des travaux visant l’efficacité énergétique de leurs équipements sportifs", a commenté l’édile socialiste.