Bruxelles Les voitures appartenant aux communes n’auront pas de dérogation dans le cadre de l’instauration de la zone basse émission.

Les automobilistes circulant en Région bruxelloise ne peuvent désormais plus l’ignorer : une zone bassse émission entrera en vigueur le 1er janvier prochain. Les véhicules les plus polluants en seront chassés par un système d’amendes. Les premières interdictions concerneront les véhicules diesel de norme Euro 0 et Euro 1, soit ceux immatriculés avant 1997.

Mais des catégories de véhicules bénéficieront cependant d’une dérogation. Ceux-ci pourront continuer à rouler dans la capitale malgré leur impact environnemental. Ce sera notamment le cas des véhicules utilisés en situation d’urgence ou opération de sauvetage à la demande des pompiers, de la police, de l’armée, de la protection civile ou des autorités routières. Sont également concernés les véhicules équipés d’un élévateur à fauteuil roulant et ceux spécialement équipés pour l’entretien et le contrôle d’infrastructures (cureuses d’égouts, balayeuses…).

Dans une question écrite, le député régional Marc Loewenstein (Défi), qui est également échevin des Travaux publics à Forest, a fait remarquer que les véhicules communaux ne sont pas repris dans la liste des véhicules pouvant échapper à la nouvelle réglementation. "Or, ceux-ci peuvent être vétustes mais toujours en bon état et continuer à rouler", estime-t-il, s’inquiétant de savoir si une évaluation budgétaire par commune a été réalisée.

Estimant que les pouvoirs publics bruxellois exercent une fonction d’exemple, la ministre régionale de l’Environnement Céline Fremault (CDH) a répondu qu’il n’était pas question d’élargir le champ des dérogations aux véhicules communaux. Cependant, seul un très petit nombre sera impacté par la zone basse émission durant les premières années.

En effet, selon les chiffres communiqués par la ministre Fremault, on parle de sept véhicules en 2018 auxquels s’ajouteront 47 véhicules l’année suivante. Lors du renforcement des critères d’accès en 2020, un total de 180 véhicules seront impactés, soit 17 % de l’ensemble du charroi des communes. Selon Céline Fremault, le taux de remplacement naturel des véhicules évalué entre 6 et 10 % devrait en principe permettre d’anticiper le remplacement obligatoire causé par l’instauration de la zone basse émission. Aucune évaluation budgétaire n’a dès lors été effectuée, a fait savoir l’humaniste qui précise que les pouvoirs publics ayant plus de 100 collaborateurs sur un même site doivent de toute façon se fixer des objectifs pour améliorer les performances environnementales de leur parc automobile.