Bruxelles Une étude de la VUB démontre que les temps de parcours sont meilleurs aujourd’hui !

La démolition du viaduc Reyers n’a pas entraîné de congestion supplémentaire, ressort-il d’une étude menée par la VUB sur base d’informations récoltées par TomTom. La VUB a analysé trois périodes de référence en 2014 - dont deux courant sur une vingtaine de jours - et une période en 2017, sur deux réseaux routiers : l’un englobant le Ring, les grandes infrastructures routières (+- 680 km), l’autre plus centrée dans le périmètre du viaduc (365 km). À chaque fois entre 8 h et 9 h du matin.

L’étude s’est concentrée sur la vitesse moyenne durant cette heure de pointe, pas le nombre de véhicules. "Dans chaque cas de figure analysé, nous constatons qu’il n’y a pas de dégradation notable au niveau de la congestion", commente Guillaume Servonnat, consultant en mobilité au bureau Espaces-Mobilités. "On reste sur des taux de congestion équivalents que l’on soit avant ou après la fermeture du viaduc Reyers", de l’ordre de 15-16 % à chaque fois. Ceci pour 2014.

Les mesures prises cette année démontrent que le taux de congestion a même largement diminué, pour les deux secteurs analysés. "Pour le périmètre le plus large (680 km, NdlR) , nous sommes passés à un taux de congestion de 11 % contre les 15-16 % de 2014. Il a également diminué sur le plus petit périmètre", poursuit Guillaumme Servonnat. La seule légère hausse du trafic a été constatée dans certaines zones autour du viaduc Reyers et de la place Meiser. "Nous avons constaté un léger effet local, mais très loin du chaos annoncé." Mais où est donc passé le trafic ? "Il ne s’est pas reporté sur les voiries dites résidentielles", poursuit le chercheur. "Plutôt sur des voiries structurantes."

L’étude n’a pas mesuré les itinéraires bis empruntés par les navetteurs. "Mais l’on est en droit de penser que soit les automobilistes ont changé d’itinéraire, soit ils sont partis plus tôt ou plus tard, soit ils ont pris un autre mode de transport."

Le bureau Espaces-Mobilité a réalisé un travail du même type - mais sur une période bien plus courte - du côté du viaduc Herrmann-Debroux lorsqu’il était fermé. En heures de pointe, le temps de parcours était même meilleur qu’en temps normal…