Bruxelles

Les grands chefs belges lui ont rendu hommage dans la grande salle gothique de l’Hôtel de Ville.

Pierre Romeyer nous quittait le 12 juillet dernier. Tri étoilé dans la galaxie Michelin et seul chef de notre pays à avoir jamais été anobli - au rang de baron -, celui qui fut l’âme de la Maison de Bouche à Hoeilaart, avait fait l’objet d’une cérémonie funèbre le 19 juillet dans la plus stricte intimité familiale. C’est néanmoins un hommage nettement plus officiel qui lui a été rendu dans la grande salle gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles ce lundi après-midi.

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Ainsi, depuis une scène où figurait fièrement la toque du truculent bonhomme ainsi qu’un cigare déposé dans un cendrier - deux symboles absolus du personnage ! - une série d’orateurs se sont succédé pour rappeler à une nombreuse assemblée de cuisiniers, d’amis et de personnalités, tout ce que Pierre Romeyer avait fait pour la renommée de la cuisine belge.

S’est ainsi d’abord exprimé l’hôte du jour, l’échevin Alain Courtois (MR), rappelant qu’un hommage rendu par/et à Bruxelles était aussi celui de la capitale de l’Europe. Lui succédaient Pierre Wynants, ancien chef du Comme chez Soi et vieil ami, ainsi que Philippe Heymans, ancien collaborateur en salle de la Maison de Bouche.

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Ce fut ensuite au tour des présidents des deux associations créées par Pierre Romeyer, à savoir Frank Fol pour les Maîtres Cuisiniers de Belgique et Jean Castadot pour Euro-Toques, de raconter le rôle crucial qu’avait joué "le Baron" dans la genèse de ces groupements essentiels. Pour suivre, vieux compagnon de route, Pierre Audouard, ancien chef du Saint-Guidon, allait rappeler la manière dont le chef lui avait appris les bases du métier.

Enfin, pour conclure, son fils, Daniel Romeyer, devait exprimer la vision "du père" sur la cuisine belge, tandis que le mot de la fin était celui de "Mouche", l’épouse de Pierre qui l’avait accompagné et soutenu pendant sa vie mais aussi pendant les rudes épreuves qui ont accompagné la fin de celle-ci.