Bruxelles Les restaurateurs bruxellois peuvent poser leur candidature pour obtenir le label Good Food Resto jusqu’au 15 décembre.

Après les cantines scolaires et les cantines d’entreprise, ce sont les restaurants de la capitale qui vont pouvoir tenter de décrocher le label Good Food, qui permettra aux citoyens de distinguer les établissements ayant adopté une démarche d’alimentation durable. Du restaurant d’insertion sociale à l’établissement haut de gamme ou étoilé, en passant par les restos d’hôtels et de complexes sportifs, tous les gérants sont invités à poser leur candidature avant le 15 décembre prochain.

Coordonné par Bruxelles Environnement, l’octroi du label sera conditionné par plusieurs critères, parmi lesquels la consommation de produits locaux et de saison, des alternatives aux protéines animales, des aliments produits dans le respect de l’environnement et la minimisation du gaspillage alimentaire.

Les restaurateurs qui s’inscrivent dans une telle démarche peuvent donc remplir le dossier de candidature. Un contrôleur désigné par Bruxelles Environnement visitera ensuite l’établissement en vue de contrôler la conformité aux critères. Sur base du dossier et éventuellement de la visite, le contrôleur remettra un rapport avec un score et une proposition de décision quant à l’octroi du label et à son niveau (une, deux ou trois toques).

Sur base du rapport du contrôleur, c’est ensuite Bruxelles Environnement qui décidera s’il attribue le label et à quel niveau. Si cela est nécessaire, un jury pourra trancher les questions particulières ou les exceptions. Une fois obtenu, le label Good Food Resto sera valable pendant trois ans et renouvelable sur dossier. Au maximum une fois par an, un contrôle surprise pourra être effectué dans l’établissement labellisé.

Les restaurateurs qui ne se sentent pas encore prêts à décrocher une ou plusieurs toques peuvent bénéficier d’un accompagnement au label Good Food. Pendant une journée, un coach identifiera leurs points forts et leurs points faibles par rapport aux critères du label et un plan d’action concret correspondant aux besoins du restaurant sera mis sur pied. Des outils, parmi lesquels des fiches recettes, des supports de communication et des solutions d’approvisionnement durable, pourront également être fournis.

==> www.environnement.brussels

Les produits dits de 5e gamme interdits

Pour obtenir le label Good Foood, les restaurateurs devront commencer par bannir l’utilisation de produits de 5e gamme, à savoir tous les produits agricoles cuits sous vide, pasteurisés ou stérilisés, prêts à l’emploi et conservés grâce à une réfrigération. Ensuite, ils devront rencontrer le maximum de critères optionnels. Certains critères, comme le fait de suggérer un rest-o-pack et autre doggy-bag ou de proposer un dessert avec des fruits de saison, permettent de gagner un point. Présenter au moins trois plats végétariens à la carte ou préparer chaque jour un plat uniquement à base de produits belges et de saison feront gagner trois points dans les deux cas. Produire soi-même une partie ou la totalité des légumes utilisés en cuisine et s’approvisionner directement auprès d’un ou de plusieurs producteurs rapportent également trois points. Enfin, lorsque l’ensemble de l’établissement est certifié 100 % bio, le restaurateur remporte quatre points. Un score minimal de dix points permet d’obtenir le label avec une toque, au minimum quinze points sont requis pour avoir deux toques et au moins vingt points pour trois toques.