Bruxelles Les citoyens pourront participer à l’élaboration du plan régional de mobilité 2018-2028 dès mercredi.

Ce jeudi, le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (SPA) lançait fièrement son processus de participation de la population à l’élaboration du plan régional de mobilité 2018-2028.

Concrètement, ce projet régional de mobilité, succédant au plan Iris 2, prévoit de préciser et de concrétiser les grandes orientations de mobilité fixées par le plan régional de développement durable (PRDD), dont les grands objectifs sont, notamment, de réduire la pression routière des trajets entrants et sortants de Bruxelles de 20 %, créer 25.000 places de parking de transit ou encore accroître les déplacements intrabruxellois en transports en commun.

Et pour définir les orientations générales de ce plan régional de mobilité, le gouvernement compte demander l’avis des premiers concernés: les Bruxellois. Pour ce faire, un site internet intitulé goodmove.brussels sera ouvert à partir du 22 février pour permettre à tout un chacun de s’exprimer au départ des informations déjà disponibles sur les constats de la situation actuelle.

Avec ce processus de co-création, le ministre espère mobiliser bien entendu les Bruxellois mais surtout, sa jeune génération. "Il faut intégrer la jeunesse bruxelloise car c’est leur avenir que nous allons développer. Cette génération Erasmus a l’habitude de voyager et pour elle, l’obtention du permis de conduire n’est pas un symbole de réussite", assure Pascal Smet. Les usagers auront jusqu’au mois d’octobre pour s’exprimer. "Mais s’il y a trop de demandes, ce délai pourra être rallongé", ajoute le ministre.

Cependant, le gouvernement a pour objectif de dresser une première mouture du plan en 2018 afin de le soumettre rapidement à l’enquête publique. La version définitive du plan de mobilité sera adoptée après arbitrage du gouvernement bruxellois, en tenant compte du paramètre budgétaire. "On ne peut pas forcer le fédéral à faire des investissements mais le dialogue est ouvert", fait savoir le ministre.

Du côté de l’opposition, on reste sur ses gardes. "Cela fait presque un an que le plan régional de mobilité aurait dû être adopté mais le ministre a repoussé l’échéance à 2018-2019, soit la veille des élections et donc d’un changement de gouvernement. Il aura donc fallu une demi-législature pour entamer un processus qui aurait dû être déjà terminé et dont aucune mesure ne pourra être entamée par le gouvernement actuel, sans qu’on puisse préjuger de ce que fera le suivant", commente Céline Delforge (Ecolo), députée bruxelloise.

Pascal Smet a tout de même émis le souhait de voir s’impliquer l’opposition politique dans le plan, même si selon lui, "cela ne sera pas facile".

Souriez, vous êtes pistés !

Afin de mieux cerner la mobilité intrabruxelloise, le plan régional de mobilité 2018-2028 prévoit de se baser sur le Big Data, une sorte de base de données créée à partir des données produites sur internet. "Avec Google notamment, on sait tout sur ce que font les gens. Sur base des données disponibles, nous allons pouvoir mieux comprendre la réalité des déplacements à Bruxelles et la demande réelle en termes de transports en commun", a indiqué Pascal Smet (SPA), ministre bruxellois de la Mobilité. Finis donc les comptages et les sondages, place aux données numériques. "C’est une réelle richesse. On va pouvoir peaufiner beaucoup plus les plans de transports en commun", s’est réjoui le ministre.