Bruxelles

Des employés de BNP Paribas Fortis se relayent pour entretenir les plantations.

BNP Paribas Fortis a inauguré jeudi à Bruxelles un potager collaboratif installé dans la cour intérieure de Co.Station, l'incubateur d'entreprises du secteur numérique dont la banque est partenaire. 

Depuis avril, deux groupes de 15 volontaires parmi le personnel de BNP Paribas Fortis se succèdent deux fois par semaine pour entretenir les plantations pendant leur pause de midi, avec l'aide de la start-up Skyfarms. Tomates, concombres, haricots, courgettes... : la récolte d'été bat son plein sur les 37m2 cultivés selon les principes de la permaculture, en plein centre-ville, à côté de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule. Skyfarms, société bruxelloise qui conçoit des potagers notamment pour les entreprises et les écoles, vise une production annuelle de 150 à 200 kg de fruits et légumes.

L'idée de ce potager est née dans la tête de quelques collaborateurs de BNP Paribas Fortis. Elle a séduit la direction, qui a lancé l'an dernier une campagne ("#ourjob2") pour permettre à son personnel de s'investir en vue d'une société plus durable.

Problème: le nouveau siège de BNP Paribas Fortis près de la gare centrale est en plein chantier. C'est donc Co.Station, un espace de co-working non loin de là dont la banque est l'un des actionnaires, qui a hérité des bacs à plantation. Avec l'ambition de favoriser les contacts entre les employés et les start-ups de l'incubateur même si, de l'aveu d'Augustin Nourissier, co-fondateur de Skyfarms, les travailleurs de ces dernières sont observateurs plutôt qu'acteurs du projet, surtout en raison de leurs horaires de travail irréguliers.

Outre celui de BNP Paribas Fortis, Skyfarms gère aussi les potagers d'Engie, ING et du SPF Pensions, entre autres.

Ce genre d'initiative apporte "une marque verte et un capital sympathie" aux entreprises, relève Antoine Bertrand, conseiller économique environnement de l'Union des classes moyennes (UCM). Des sociétés comme Skyfarms ou BeeOdiversity (spécialisée dans les ruches) ont basé leur modèle économique sur cette demande des entreprises de montrer qu'elles agissent en faveur de l'environnement.

"C'est une très bonne façon de créer du lien entre collègues", ajoute Augustin Nourissier. Ces derniers sont sensibilisés à l'agriculture durable et plusieurs reproduisent chez eux les techniques de culture apprises pendant leur pause déjeuner, observe-t-il.

Tous les surplus alimentaires sont écoulés via la Bourse aux Dons, plateforme de gestion des dons alimentaires.