Bruxelles

Les biens volés étaient écoulés au Maroc. Quatre personnes ont été arrêtées.

La zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles a mis un terme à un vaste trafic d’objets volés écoulés en très grande partie au Maroc. Un mandat d’arrêt a été pris à l’encontre de 4 des 5 suspects arrêtés dont deux frères. Les sept perquisitions menées en région bruxelloise à la fin du mois de mai aux domiciles et dans les lieux de stockage des receleurs ont permis la saisie de 440 biens volés, principalement des téléphones et ordinateurs portables, pour une valeur marchande de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

"Initié fin de l’année 2017, ce dossier de recel en association a connu, au terme d’un travail pointu d’enquête, son épilogue à la fin du mois de mai. Unies, nos sections Vols et Trekkers ont démantelé une association constituée de cinq receleurs principaux nés entre 1968 et 1982, tous déjà connus de leurs services, majoritairement active en région bruxelloise", détaille la zone de police dans un communiqué. "Les receleurs, dont quatre ont été mis sous mandat d’arrêt, se fournissaient auprès d’un réseau très ramifié de voleurs, principalement en séjour illégal, en marchandises diverses allant des téléphones et ordinateurs portables, deux catégories de prédilection des revendeurs, à la maroquinerie et accessoires de luxe en passant, entre autres, par des téléviseurs."

Les différents butins découverts lors des perquisitions opérées simultanément en date du 23 mai provenaient de vols à la tire, de vols avec violence, mais également de vols avec effraction, dont dans des commerces. Au total, les enquêteurs ont saisi pas moins de 111 smartphones, 26 ordinateurs portables, 22 tablettes tactiles, 14 appareils photos, 33 articles de luxe, 5 télévisions à écran plat, 2 voitures et autant de vélos dont un électrique, plus de 5.200 euros ainsi que nombre d’autres appareils et accessoires électroniques.

"Ce réseau, excessivement bien organisé et productif, ne manquait pas de faire appel à des intermédiaires afin d’augmenter la quantité de marchandises volées, marchandises écoulées par la suite auprès de plusieurs clients au Maroc dont le frère de deux des suspects interpellés en date du 23 mai. Parmi leurs intermédiaires, les receleurs pouvaient compter sur le concours de plusieurs spécialistes en informatique en charge de débloquer et réinitialiser les téléphones et ordinateurs portables fraîchement achetés aux différents voleurs et pickpockets oeuvrant pour eux, mais également de réparer au besoin certains articles endommagés lors de ces larcins. Tout bien ne pouvant être débloqué ou réinitialisé se voyait de facto vendu au Maroc en pièces détachées."

Une à deux fois par semaine, les receleurs envoyaient les marchandises volées au Maroc par l’entremise de complices officiant au sein d’une société bruxelloise privée de transports. De l’enquête est ressorti que ces chauffeurs-complices percevaient une commission de l’ordre de 10 euros sur chaque objet illégalement transporté.

Le 31 mai, les enquêteurs ont procédé au contrôle de ladite société de transports. Contrôle qui s’est soldé par sa mise sous scellés jusqu’à nouvel ordre, ainsi que par l’arrestation judiciaire d’un des membres du réseau concerné, par l’arrestation de huit personnes en situation illégale pour travail au noir ainsi que par la saisie de plus de 3.200 euros et une mise à l’amende dépassant les 7.000 euros.

La zone de police encourage fortement toute personne victime de vol(s) à déposer plainte en précisant le numéro de série de son bien. L’inventaire des diverses et nombreuses marchandises saisies dans le cadre de ce dossier est en cours de réalisation. Les enquêteurs prendront d’initiative contact avec les propriétaires des biens volés identifiés.