Bruxelles

Fabian Maingain tirera la liste.

Le parti Défi est en ordre de marche pour les élections communales d'octobre à la Ville de Bruxelles, où Fabian Maingain emmènera une liste de 49 candidats, dont 70% font campagne pour la première fois. Les amarantes, qui espèrent doubler leur représentation au conseil communal, entendent amener "une révolution de la gouvernance" à la Ville. Avec une benjamine de 19 ans et un doyen de 82 ans, DéFI mise sur des "citoyens désireux de s'engager" au service des Bruxellois, a expliqué M. Maingain.

Le programme de la formation pour Bruxelles a d'ailleurs été élaboré à la suite d'une consultation de ses habitants. Il contient 14 thématiques et plus de 500 propositions. Après la "succession de scandales" à la Ville, le parti veut avant tout une révolution de la gouvernance. "C'est l'ADN de DéFI. Nous voulons vraiment d'une ville sans affaires. La prochaine législature doit permettre de renouer la confiance avec les citoyens", a insisté Fabian Maingain.

Les démocrates fédéralistes indépendants veulent insuffler un changement des pratiques politiques, notamment via l'application d'un décumul intégral des fonctions de bourgmestre et d'échevins et la non-rémunération des mandats dérivés ou accessoires. Ce changement passera aussi par une participation accrue des citoyens. "Nous voulons véritablement co-construire notre projet de ville avec eux", a souligné M. Maingain.

Ce dernier précédera sur la liste l'ex-conseillère communale schaerbeekoise Filiz Güles, le président de la section DéFI de la Ville de Bruxelles, Jean-Louis Peters, l'ex-sénatrice et députée Marie Nagy (ex-Ecolo), l'ancien conseiller communal Francis Heirbaut, la députée bruxelloise Fatoumata Sidibé et le conseiller Michaël François (ex-Ecolo).

Actuellement dans l'opposition avec cinq sièges au conseil, DéFI rêve de doubler sa représentation. "Mais 7 ou 8 conseillers, ce serait déjà vraiment bien", a concédé Fabian Maingain, qui espère en tout cas que les votes des Bruxellois permettront le changement. Il a par ailleurs précisé que son parti n'excluait aucune coalition éventuelle à l'issue du scrutin, si "ce n'est avec les extrêmes, à savoir la N-VA et le PTB".