Bruxelles Des réunions ont eu lieu avec la commune à propos des nuisances dans le quartier.

Les habitants du quartier Saint-Géry en ont assez. Depuis des années, ils réclament des changements pour contrer les nuisances en tout genre causées par les bars aux alentours. Mais depuis septembre un dialogue s’est ouvert avec le bourgmestre de Bruxelles-Ville, Philippe Close (PS). "Je pense que ça ne pouvait pas être pire de toute façon. Il fallait qu’un dialogue reprenne. Monsieur Close est ouvert, mais rien n’est encore solutionné", explique Marie Caraj, du comité de quartier Saint-Géry.

Un rapport de 2014 réalisé par l’ASBL Bravvo montrait déjà le mécontentement des habitants. "Le rapport est toujours d’actualité malheureusement puisque rien n’a changé. On ne nous respecte pas. Dormir est un droit, je le rappelle", développe Marie Caraj.

Deux réunions ont déjà eu lieu avec la Manager de la Tranquillité publique depuis septembre, dont une où le bourgmestre, Philippe Close était présent. Un groupe de travail va d’ailleurs se retrouver fin novembre pour essayer de solutionner les problèmes de nuisances dans le voisinage. "Je pense que c’est une première étape. On n’est pas plus optimiste. On préfère rester réaliste. On attend beaucoup de Philippe Close", détaille Marie Caraj.

Les habitants se méfient aussi du contexte politique à un an des élections, même s’ils espèrent des résultats rapidement. "On s’est tellement retrouvé seul qu’on est méfiant d’un certain point de vue. Ce qu’on veut c’est que ça bouge, tout simplement. On ne peut plus se permettre de dormir 3h par nuit par exemple", développe Marie Caraj.

Les nuisances sonores ne sont pas les seuls problèmes. La privatisation de l’espace public est vivement contestée par le comité de quartier. Leur objectif est aussi de réduire la taille des terrasses des cafés de la place Saint-Géry. "Ça prend énormément de place et la législation n’est pas respectée, la plupart du temps. On ne peut même pas passer sur le trottoir avec une chaise roulante ou une poussette", déplore Marie Caraj.

La solution pourrait être de discuter directement avec les commerçants, mais une première tentative avait déjà échoué en 2009. "On avait travaillé sur une charte. Finalement, ça n’a pas pris. On espère reprendre le dialogue avec eux", raconte Marie Caraj.

Le comité a également participé à un film afin de promouvoir les habitants de la place Saint-Géry. Il sera dévoilé en décembre prochain.