Bruxelles

La commune a présenté ce vendredi sa nouvelle cellule verbalisation des dépôts clandestins.

Venir déposer ses encombrants au détour d’une rue sans se voir infliger une amende, c’est désormais fini. La Ville de Bruxelles a procédé ce vendredi au lancement de sa nouvelle cellule verbalisation des dépôts clandestins. Au total, 6 agents rejoindront cette nouvelle cellule. Formés par l’Agence régionale Bruxelles-Propreté, ceux-ci seront assermentés pourront non seulement dresser des taxes mais également sanctionner sur base de l’ordonnance régionale.

Les endroits les plus problématiques, tels que les Marolles et les entrées de ville à Haren et Neder-Over-Heembeek, seront donc passés à la loupe par le service propreté. Pour ce faire, les agents disposeront de véhicules banalisés. Depuis leur véhicule, ceux-ci pourront prendre la plaque des automobilistes venant déposer des dépôts clandestins et les verbaliser directement.

"Les agents pourront donc travailler seuls, sans l’aide de la police, puisqu’il n’y aura pas de contact direct. La cellule sera cependant également amenée à travailler avec les forces de l’ordre lorsque les dépôts sont réalisés par des personnes non motorisées", explique l’échevine de la Propreté publique Karine Lalieux (PS). Des caméras mobiles, sensibles aux mouvements, seront en outre installées à des endroits stratégiques.

Avec 1.800 tonnes de dépôts clandestins ramassés chaque année, la Ville de Bruxelles parle d’un véritable "fléau". "Nous proposons déjà gratuitement des campagnes de collecte d’encombrants trois fois par an. Nous voulons avertir le citoyen que s’il ne profite pas de ce service gratuit, il sera sanctionné", assure l’édile socialiste.

Et l’amende pourra être salée puisque les taxes de la Ville s’élèvent à 250€ le mètre cube. Quant aux amendes liées à l’ordonnance régionale, celles-ci pourront aller de 650 à 62.5000 € en fonction de la dangerosité des déchets pour l’environnement.