Bruxelles Durant un mois, près de 60 artistes belges et internationaux exposent leurs œuvres à l’Espace Aran Art dans le centre-ville.

Située rue de la Violette, à deux pas de la Grand-Place, la galerie Aran Art a décidé d’ouvrir ses portes à des univers artistiques divers et variés durant un mois. Ce mardi, quelque 150 œuvres d’art contemporain provenant d’une quinzaine d’artistes différents ont été installées pour une semaine, avant d’être remplacées par de nouvelles créations. Une première en Région bruxelloise.

Ce projet a pour but de donner un coup de pouce aux artistes débutants qui désirent exposer leurs tableaux. "Nous avons rencontré pas mal d’artistes durant l’année écoulée et on a vu quelles étaient les difficultés pour eux. Certains ne savent pas remplir une galerie entière, car il faut au moins 20, 30 ou 40 œuvres et le loyer est plutôt élevé. On a voulu trouver une solution", explique Antoine Shahbandi, secrétaire de l’ASBL Aran Art Gallery. Grâce au partage du loyer, les artistes déboursent chacun 400 € par mois, au lieu de 2.000 €.

Jusqu’au 11 décembre prochain, de 11h à 20h, l’accès à la galerie sera gratuit du mardi au dimanche. Des artistes bruxellois, belges et internationaux se succéderont, chacun à leur tour pour une durée d’une semaine. Ceux-ci ont été sélectionnés par le club des Ateliers d’Artistes, qui recense près de 80.000 artistes belges et français. Michelle Vanderperren, originaire de Schaerbeek, est venue exposer une dizaine de ses tableaux colorés qui respirent le calme. "C’est une chouette initiative, car quand on n’a pas l’habitude d’exposer, on est pris en main et ça aide beaucoup. On n’ose pas toujours franchir le pas quand on est un jeune peintre avec peu d’expérience", commente Michelle.

Ici, tout est à vendre. Les prix des peintures exposées varient de 400 à 4.000 €. Des modèles réduits des tableaux sur des plaques de plexiglas sont également proposés à des prix raisonnables. Comptez 50 € pour le modèle de taille moyenne. Pour Michelle, l’objectif n’est pas tellement de vendre. "Si je vends une œuvre, ça ne me fera pas de tort mais c’est surtout pour voir les réactions des gens, si ça plaît ou pas et voir si mon travail vaut quelque chose", ajoute l’étudiante en peinture aux Beaux-Arts.

Dans les mois à venir, le concept pourrait déménager dans un local beaucoup plus grand près de la Gare Centrale. L’objectif étant de reproduire ces rassemblements d’artistes de manière trimestrielle si cette première édition se révèle concluante.