Bruxelles

Pour ses 66 ans, autour d’une bouteille de Maitrank à écouter Thomas Fersen

BRUXELLES Une fois de plus, le 15 août, le Mont des Arts affichait quasiment complet pour applaudir Perry Rose, BaliMurphy et Thomas Fersen. Alors que ce dernier en terminait avec sa belle prestation en s’accompagnant au ukulélé, nous sommes tombé sur l’un des personnages les plus étonnants de la scène belge, accoudé au stand de maitrank : Pipou.

De son vrai nom Yvan Lacomblez, il n’a pas vraiment le physique du play-boy, mais plutôt celui, rondouillard, du gars qui aime s’amuser. “À 30 ans, j’ai écrit quelques trucs qui ont bien marché, et qui me permettent de vivre confortablement.”

Ces trucs en question, c’est par exemple Ça plane pour moi . “Si Lou Deprijck et Plastic Bertrand se battent pour déterminer qui est le chanteur, au moins, ne remettent-ils pas en cause le fait que je suis l’auteur des paroles.”

Dans les années 70, avec Lou, Pipou fera aussi partie d’un groupe qui pourrait d’ailleurs un jour se reformer : les Two Man Sound, célèbre pour quelques tubes aux ambiances brésiliennes : Charlie Brown ou Disco Samba . Un million de copies vendues de chaque titre !

Se produisant actuellement dans différents groupes, pour adultes ou enfants, il sillonne toujours la Belgique francophone. Et en ce 15 août, date de son 66e anniversaire, après un concert du côté de Tournai, Pipou terminait sa journée chez Jean-Luc Maitrank Ligot, un autre personnage extraordinaire et quasiment incontournable des festivals de l’été. Et en plus, le cœur sur la main !

“Si le maitrank est une boisson originaire de la région d’Arlon, tout un chacun peut le fabriquer chez lui” , explique le gaillard de 55 ans, casquette argentée vissée sur la tête. “La preuve, j’habite désormais dans les Marolles et je le confectionne moi-même. Il faut du vin blanc sec – en général du vin de Moselle mais je lui préfère un vin des Pyrénées espagnoles –, de l’orange et de l’aspérule odorante, aussi appelée Reine-des-bois que l’on récolte en mai, d’où Maitrank.”

Jean-Luc n’est pas fâché d’être revenu vendre sa boisson au BSF : “Ça marche beaucoup mieux que l’an dernier mais ce n’est quand même pas un carton comme au festival Esperanzah! . Néanmoins, je pense que dimanche, je pourrai annoncer aux clients que toute ma production est vendue. Ce qui signifiera que je pourrai payer un professeur pendant six mois, dans une école du Brésil que j’ai fondée. Tous les bénéfices de la vente du Maitrank sont placés dans ce projet”.



© La Dernière Heure 2012