Bruxelles Malgré le manque de places dans le secondaire, certains établissements feront clairement office de 2e choix pour les parents.

Les 12 établissements secondaires francophones gérés par la Ville de Bruxelles ne possèdent manifestement pas le même pouvoir d’attraction. Durant la première phase d’enregistrement des inscriptions en 1e année, qui s’est déroulée du 15 février au 4 mars, deux écoles bruxelloises ont été littéralement débordées par les demandes d’inscription, tandis que trois autres seront, à la rentrée prochaine, le premier choix de seulement 13 % de leurs élèves.

Durant cette première phase d’inscription, les parents pouvaient venir déposer le formulaire unique d’inscription (FUI) dans l’école ayant leur préférence. Parmi les 12 écoles secondaires de langue française, seules trois ont reçu plus de FUI qu’elles n’ont de places disponibles : l’Athénée Marguerite Yourcenar, l’Athénée des Pagodes et l’Athénée Robert Catteau. Avec respectivement 130 et 181 FUI reçus pour 92 et 132 places disponibles, les Athénées Robert Catteau et Marguerite Yourcenar sont de loin les plus prisés.

Notons qu’il s’agit à chaque fois d’écoles d’enseignement général et que l’Athénée Marguerite Yourcenar dispose d’infrastructures modernes (son ouverture date de 2012, NdlR) et est axée sur la pédagogie active.

Alors que ces trois écoles de type général ne peuvent répondre à la demande, la situation est totalement inversée pour trois écoles techniques et professionnelles. L’Institut Bischoffsheim (38 places disponibles pour 4 FUI), l’Institut De Mot Couvreur (72 pour 17) et l’Institut Diderot (40 pour 5) sont ainsi très loin d’attirer les foules.

"Beaucoup de parents veulent d’abord que leurs enfants tentent l’enseignement général. Ce n’est que pour la 2e ou la 3e année, que ces élèves-là arrivent en technique", explique-t-on du côté du cabinet de l’échevine de l’Instruction Publique Faouzia Hariche (PS). "Mais il n’y a pas de différenciation de notre part pour telle ou telle école. Notre politique est que toutes les écoles soient de même qualité", ajoute Nicolas Manzone, son porte-parole.

S’il est trop tôt pour connaître les disponibilités restantes dans les autres établissements de la capitale, la situation ne semble en tout cas pas s’être améliorée dans le nord-ouest. "L’école a reçu 15 % de demandes en plus que l’année dernière où on était pourtant déjà complet", indique Marc Delvaux, du Collège Sacré-Coeur de Ganshoren.

Les inscriptions reprennent le 25 avril

La répartition des places dans les écoles ayant reçu trop de demandes d’inscription se jouera dans les prochaines semaines. Les établissements saturés attribueront 80 % de leurs places disponibles, avant de transmettre leur registre d’inscription et le résultat de leur classement à la commission interréseaux des inscriptions (Ciri), laquelle attribuera les 20 % restants. Alors que chaque école ne connaissait que les élèves pour lesquels elle constituait la 1e préférence, la Ciri a accès au volet confidentiel des formulaires d’inscription recensant les autres préférences des enfants. C’est sur base de ce formulaire, et du calcul de l’indice composite (comportant six critères, dont le degré de proximité domicile-école secondaire fréquentée par l’élève ou encore l’offre scolaire sur la commune de l’école primaire d’origine) que la Ciri prend ses décisions. "Nous déplorons toujours l’existence du critère géographique qui renforce le caractère école de quartier des établissements bruxellois", a rappelé, pour sa part, le cabinet de l’échevine bruxelloise de l’Instruction Publique Faouzia Hariche (PS).